Bruxelles, 28/05/2008 (Agence Europe) - Elmar Brok, eurodéputé allemand (PPE-DE) et ancien président de la commission des Affaires étrangères, se fait de « très grands soucis » à propos du référendum irlandais sur le Traité de Lisbonne le 12 juin prochain. Des sujets explosifs qui n'ont pas de lien direct avec le nouveau traité (mécontentement des agriculteurs irlandais avec la position de négociation de l'UE dans le cycle de Doha, revendications sociales des syndicats, débat sur la souveraineté fiscale de l'Irlande, etc.) ont fait leur apparition dans la campagne référendaire et font que la victoire du « oui » est loin d'être acquise, a dit M. Brok mercredi devant des journalistes. Un échec du référendum serait catastrophique car d'autres pays, notamment le Royaume-Uni, pourraient alors décider de suspendre ou d'arrêter leur processus de ratification parlementaire. Dans ce cas, l'avenir même de l'UE serait en jeu, estime M. Brok qui prédit, dans ce cas extrême, la création d'un noyau dur ou d'une avant-garde d'États membres qui pourraient décider d'aller de l'avant seuls dans l'intégration européenne. Même si, en Irlande, le camp des « oui » semble lentement gagner du terrain (un sondage, publié la semaine dernière, fait état de 41%, soit une hausse de 3% par rapport à la précédente enquête), le nombre de ceux qui veulent voter contre le nouveau traité a aussi augmenté de 5%, à 33%, au détriment des indécis. (H.B.)