Bruxelles, 21/04/2008 (Agence Europe) - Le Haut représentant de l'Union européenne pour la politique étrangère et de sécurité commune, Javier Solana, est arrivé dans la capital afghane lundi matin, pour une visite officielle d'un jour visant à rendre plus efficaces les efforts déployés par la communauté internationale dans le pays. « C'est le moment de réfléchir à ce que nous, la communauté internationale, pouvons faire, en travaillant en collaboration avec nos partenaires afghans, pour améliorer nos efforts », a déclaré le Haut représentant au quotidien afghan Daily Outlook. M. Solana devait avoir, au cours de la journée, des réunions avec le président afghan Hamid Karzaï ainsi qu'avec le ministre des Affaires étrangères Rangin Dadfar Spanta, le commandant des troupes de l'ISAF Dan McNeill (Etats-Unis) et l'envoyé spécial de l'ONU Kai Eide (Norvège). « C'est un moment important pour se rendre en Afghanistan », a confirmé un de ses conseillers, à la lumière de l'intensification de la formation de la police afghane par l'opération EUPOL. Cette source a ajouté que la visite du Haut représentant, la première dans le pays depuis 2004, s'inscrit dans les préparatifs de la conférence sur l'Afghanistan qui aura lieu à Paris le 12 juin. Cette conférence se penchera sur les progrès réalisés dans le pays à l'aune de la convention sur l'Afghanistan (« The Afghanistan Compact »). Un élément clé de cette convention est l'engagement de la communauté internationale à aider les autorités afghanes à établir une force policière de 62 000 hommes d'ici la fin de 2010. L'Union européenne joue un rôle clé en fournissant 160 policiers formateurs et 70 autres professionnels, déjà sur place, pour assurer la création et l'efficacité de cette force. Le porte-parole du Haut représentant, Cristina Gallach, a indiqué que la mise en œuvre à court terme des propositions faites par certains Etats membres d'augmenter le nombre de formateurs n'est pas actuellement à l'ordre du jour. Par ailleurs, a-t-elle souligné, l'objectif n'est pas de recruter un certain nombre de policiers, mais d'assurer une qualité de formation auprès des hauts gradés. Et d'ajouter que la « capacité d'absorption » de l'infrastructure de la mission limiterait aussi l'utilité de policiers européens supplémentaires. L'OTAN a récemment fait appel à l'UE pour intensifier la formation de la police, considérant cette mesure comme une étape indispensable pour maintenir la sécurité nécessaire au développement du pays. Le développement proprement dit fera sûrement l'objet des discussions entre M. Solana et l'envoyé de l'ONU, Kai Eide, qui a pour mandat d'améliorer la coordination de toutes les organisations internationales dans le pays. M. Solana se rendra ensuite au Pakistan mardi pour rencontrer les chefs de tous les partis de la coalition au pouvoir. (C.D.)