Bruxelles, 04/04/2008 (Agence Europe) - La commission « éducation et culture » du Parlement européen a adopté mardi 1er avril, à une large majorité, le rapport d'initiative de Manolis Mavromatis (PPE-DE, grec) sur le sport, qui défend l'idée d'une politique européenne en la matière sur la base du Livre blanc de la Commission européenne. Dans la perspective de la ratification du Traité de Lisbonne, qui reconnaît officiellement la spécificité du sport, une « orientation stratégique » sur le rôle du sport en Europe est nécessaire et l'application du droit communautaire devrait être clarifiée, estime la commission parlementaire. Les députés demandent de ce fait à la Commission européenne de respecter la spécificité du sport et d'élaborer des lignes directrices précises sur l'application du droit communautaire. Ils souhaitent également une ligne budgétaire spécifique dans le budget 2009 pour mettre en œuvre des actions dans le domaine du sport, à condition que le Traité de Lisbonne, s'il est ratifié, prévoit des mesures incitatives dans ce domaine. Le rapport met également l'accent sur: 1) l'autoréglementation, qui peut résoudre l'essentiel des défis qui se posent au monde du sport, associée à un dialogue structuré entre la Commission et les organisations sportives ; 2) la lutte contre le dopage, en allégeant le calendrier souvent surchargé des sportifs et en responsabilisant davantage les organisations sportives. La Commission est par ailleurs invitée à considérer le trafic des substances dopantes sur le même pied d'égalité que le trafic de drogues illégales ; 3) les dangers d'une libéralisation du marché des jeux de hasard et de loterie et la nécessité de prendre des mesures pour protéger le sport de toute influence des paris ; 4) une plus grande solidarité dans la vente des droits de retransmission des événements sportifs pour que les grands clubs ne soient pas les seuls à en tirer des bénéfices ; 5) le respect de la législation en matière d'immigration pour que le sport, qui attire de nombreux jeunes talents étrangers, ne contribue pas au trafic d'êtres humains. (I.L.)