Bruxelles, 30/01/2008 (Agence Europe) - La Commission européenne a approuvé, mercredi 30 janvier, le projet de rachat de Kerling, la division «polymères» de l'entreprise norvégienne Norsk Hydro Group, par la société Ineos implantée au Royaume-Uni. Les deux entreprises opèrent notamment dans le secteur de la production de PVC.
En septembre dernier, au terme de la première phase de son enquête, la Commission était parvenue à la conclusion que l'opération notifiée soulevait des doutes sérieux quant à sa compatibilité avec le marché unique et l'accord sur l'Espace économique européen (EEE) et avait décidé d'ouvrir une enquête approfondie. Les problèmes identifiés avaient trait, notamment, à l'incidence que l'opération pourrait avoir sur le marché du PVC en suspension (s-PVC) au Royaume-Uni, en Norvège et en Suède, étant donné que la Commission pensait que la dimension géographique du marché du s-PVC était potentiellement nationale. Au cours de son enquête approfondie, la Commission a examiné avec soin les marchés en question et a conclu que leur dimension géographique dépassait les limites nationales et englobait au minimum l'Europe du Nord-Ouest. L'enquête a montré que les producteurs de PVC de base établis dans la partie continentale de l'Europe du Nord-Ouest exerçaient une pression concurrentielle suffisante au Royaume-Uni, en Norvège et en Suède et constituaient une source d'approvisionnement de remplacement crédible pour les clients de ces régions. La Commission s'est aussi intéressée à l'incidence de la concentration sur d'autres marchés, notamment ceux de la soude caustique et des composés de PVC, et a conclu qu'il était également peu probable que l'opération envisagée pose des problèmes de concurrence sur ces marchés. Elle a donc conclu que l'opération envisagée n'entraverait pas de manière significative une concurrence effective dans l'EEE ou une partie substantielle de celui-ci. (O.L.)