Bruxelles, 03/01/2008 (Agence Europe) - Une semaine après l'assassinat de l'ancien Premier ministre Benazir Bhutto, la Commission électorale au Pakistan a annoncé, mercredi 2 janvier, que les élections législatives, initialement prévues pour le 8 janvier, étaient reportées au 18 février 2008. Les principaux partis de l'opposition - y compris le Parti du peuple pakistanais (PPP), désormais présidé par le fils de Benazir Bhutto, Bilawal Zardari - ont annoncé qu'ils prendront part au vote. Dans un discours retransmis par la télévision d'Etat, le président du Pakistan Pervez Musharraf a estimé que le report des élections législatives était « inévitable ». Il a également annoncé qu'une équipe d'enquêteurs britanniques de Scotland Yard allait venir immédiatement sur place pour aider à l'enquête sur l'assassinat de Benazir Bhutto. Le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, qui a rencontré
M. Musharraf le 2 janvier à Islamabad, avait auparavant proposé « au nom de la France et des 27 pays de l'Union européenne » la coopération d'experts français ou européen pour enquêter sur l'assassinat de Mme Bhutto.
Le 27 décembre 2007, la Présidence de l'UE avait fermement condamné l'attentat-suicide qui a coûté la vie à Benazir Bhutto et 15 autres personnes lors d'un rassemblement électoral à Rawalpindi. « La Présidence condamne l'extrémisme dans toutes ses formes, et exprime le souhait que cet événement tragique n'affaiblisse pas le processus démocratique en cours au Pakistan. Par ailleurs, la Présidence exhorte le peuple pakistanais à s'abstenir de la violence et de l'agitation civile et à poursuivre le chemin de la réconciliation nationale ». (H.B.)