Strasbourg, 15/11/2007 (Agence Europe) - Le président du Parlement européen a annoncé, mercredi 14 novembre, la dissolution du groupe « Identité, Tradition et Souveraineté » (ITS, extrême droite) après le départ de trois autres membres roumains (en plus des deux premiers, EUROPE n° 9542): Viorica-Pompilia-Georgeta Moisuc, Cristian Stanescu et Daniela Buruiana. Ces cinq défections (cinq des six membres d'origine romaine) ramènent les effectifs d'ITS de 23 à 18 élus, soit sous la barre des 20 membres requis pour composer un groupe politique au sein du PE. Tous les membres du défunt groupe siégeront dorénavant en tant que « non-inscrits », ce qui conduira à la suppression des moyens logistiques et financiers supplémentaires dont ils bénéficiaient en appartenant à un groupe politique.
Le nombre de groupes politiques au sein du PE passe désormais de 8 à 7: PPE-DE, PSE, ADLE, UEN, Verts/ALE, GUE/NGL et le groupe ID. Le groupe ITS avait été fondé le 15 janvier dernier à la faveur de l'élargissement du Parlement aux députés en provenance de Bulgarie et de Roumanie, pays qui ont rejoint l'Union européenne en début d'année. Le départ des cinq élus du parti « Grande Roumanie » fait suite aux propos jugés « anti-roumains » prononcés par un des membres de l'ITS, l'Italienne Alessandra Mussolini, laquelle avait vivement condamné le meurtre sauvage d'une Italienne par un Roumain d'origine rom, fin octobre en Italie.
Dans une interview à la presse roumaine, la petite fille du Duce avait stigmatisé les Roumains qui « ont fait de l'infraction un mode de vie » et qualifié tout citoyen roumain de « citoyen indésirable » en Italie. Avec la disparition de leur groupe, les députés d'extrême droite au Parlement européen verront leurs moyens financiers rabotés de 10% environ. Ils perdent également un accès facilité à des salles de travail au sein du Parlement et l'interprétation de leurs réunions. (L.C.)