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Bulletin Quotidien Europe N° 9338
INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/etats-unis/commerce

Angela Merkel promeut ses ambitions de nouveau partenariat transatlantique auprès du président américain

Bruxelles, 05/01/2007 (Agence Europe) - Outre les questions internationales, la chancelière allemande Angela Merkel et son hôte, le président américain Georges W. Bush ont abordé jeudi soir à Washington la question du rapprochement économique entre l'Union et les Etats-Unis: c'est en ambassadrice des Vingt-sept et en partisane d'un nouveau partenariat transatlantique, un thème qu'elle a placé parmi ses priorités, que la présidente du Conseil européen s'est rendue dans la capitale américaine. La veille, dans une interview au Financial Times, Mme Merkel avait confirmé son souhait d'approfondir le partenariat transatlantique par une plus grande harmonisation réglementaire en réduisant les différences qui handicapent des relations économiques euro-américaines (somme toute plus fortes que jamais depuis 2000), en particulier en matière de mécanismes de régulation des marchés financiers, de normes techniques dans le secteur automobile, de protection des droits de la propriété intellectuelle et de législation sur les cartels. « Nous avons parlé de ce projet d'un futur marché commun, de nos efforts conjoints pour rendre nos économies, qui reposent sur les mêmes valeurs, encore plus performantes », a expliqué la chancelière allemande lors d'une conférence de presse conjointe avec son hôte à l'issue de leur réunion. Le président américain n'a toutefois fait aucun commentaire à ce sujet devant la presse, ce qui traduit l'attitude prudente de Washington en réponse à l'enthousiasme de Mme Merkel qui avait reçu du secrétaire américain au Trésor, Hank Paulson, des « signes encourageants » lors de la visite de ce dernier à Berlin en décembre dernier. Selon le Financial Times de vendredi, plusieurs facteurs peuvent expliquer la prudence américaine: d'abord, l'élimination des barrières non tarifaires peut se révéler très complexe et exiger des accords aussi bien entre les 50 Etats américains qu'entre les 27 Etats membres de l'Union ; ensuite, l'opposition au libre-échange qui grandit aux Etats-Unis ; enfin, de source proche du président américain, M. Bush aimerait avoir l'assurance de Mme Merkel et du président de la Commission, José Manuel Barroso, que l'ensemble des Vingt-sept partage leur enthousiasme, une initiative plus ambitieuse de ce type ayant échoué en 1998 en partie à cause des réticences de la France à libéraliser son secteur agricole, question qui continue à peser sur les relations euro-américaines et sur des négociations de Doha bien mal en point. C'est pourquoi, à ce stade, si un cadre de son parti chrétien-démocrate, Matthias Wissmmann, président de la commission de l'Union européenne au Bundestag, s'est prononcé en faveur d'un marché unique et d'une intégration des marchés financiers européen et américain d'ici 2015, la chancelière allemande se refuse à établir un calendrier. Mme Merkel et M. Bush ont néanmoins décidé jeudi de favoriser des « contacts étroits » et d'établir un groupe de travail qui explorera les moyens de mettre en place un nouveau partenariat transatlantique et préparera les travaux du Sommet UE/Etats-Unis prévu ce semestre en Allemagne à une date non déterminée pour le moment. Ce projet « est une tâche difficile », a néanmoins reconnu la chancelière devant la presse, avant de conclure: « car c'est de protection des brevets, de marchés financiers internationaux, et de protection des droits de propriété intellectuelle dont il s'agit ». (eh)

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