Bruxelles, 05/01/2007 (Agence Europe) - Les idées exprimées ces derniers jours dans la presse par le vice-Président Günter Verheugen en faveur d'une réduction de la taille du collège des 27 Commissaires ne reflètent pas la position officielle de la Commission « qui n'a pas changé de position » et qui continuera à défendre les dispositions institutionnelles prévues dans le projet de Traité constitutionnel. C'est ce qu'a déclaré vendredi une porte-parole de la Commission, soulignant que les « remarques personnelles » de M.Verheugen doivent être considérées comme une « contribution au débat général » sur la taille future de la Commission dans une Union élargie. Le projet de Traité constitutionnel prévoit que la première Commission nommée en application de la Constitution sera toujours composée d'un ressortissant de chaque État membre, soit de 27 membres dans l'état actuel des choses. Dès la fin du mandat de la première Commission qui suivra l'entrée en vigueur de la Constitution (en 2014 si le Traité devait s'appliquer avant l'arrivée de la prochaine Commission en 2009), la Commission sera, selon le projet de texte, « composée d'un nombre de membres, y compris son président et le ministre des Affaires étrangères de l'Union, correspondant aux deux tiers du nombre d'États membres, à moins que le Conseil européen, statuant à l'unanimité, ne décide de modifier ce nombre ».
M.Verheugen avait estimé mercredi à la télévision allemande que les petits pays membres ne devaient pas nécessairement être représentés par un Commissaire: « Un petit pays membre tire meilleur profit d'un vice-commissaire, dans un domaine important, que d'un Commissaire chargé d'un domaine marginal (…) Nous avons besoin d'une Commission efficace, ramassée et hautement compétente. J'espère de la Présidence allemande qu'elle donnera une bonne impulsion à la débureaucratisation ». La Commissaire Danuta Hübner a déjà réfuté les propos de son collègue. Etablir une différence entre petits et grands pays membres dans la composition de la Commission est « inacceptable », a-t-elle déclaré jeudi à l'agence de presse polonaise PAP. (hb)