Bruxelles, 19/09/2006 (Agence Europe) - La deuxième réunion du Comité mixte de coopération douanière entre l'UE et la Chine, à laquelle participaient le 19 septembre à Bruxelles László Kovács, Commissaire en charge de la fiscalité et de l'Union douanière, et Mu Xinsheng, ministre chinois des douanes, a été l'occasion de lancer un projet pilote qui vise à sécuriser et à faciliter les échanges commerciaux par conteneurs maritimes. Ce projet pilote implique les douanes néerlandaises (port de Rotterdam), britanniques (port de Felixstowe) et chinoises (port de Shenzhen). En cas de succès, il pourrait être étendu à toute l'UE. Le projet permettra de contrôler le niveau de sécurité durant tout le trajet du conteneur, à travers la vérification des dispositions légales (informations obligatoires préalables à l'arrivée et au départ de la marchandise, contrôles à l'exportation) et des méthodes de sécurisation des conteneurs (scellés, scanners, etc.). Il contribuera à la reconnaissance mutuelle des normes de sécurité douanière, à l'utilisation des dernières technologies et à un échange accru d'informations entre les partenaires. L'avantage pour les opérateurs économiques agréés (les entreprises répondant à des normes élevées en matière de sécurité douanière et bénéficiant d'un agrément des autorités douanières) sera de bénéficier de contrôles réduits et d'un dédouanement plus rapide des marchandises à l'arrivée.
L'Union des fabricants (Unifab) se félicite dans un communiqué du lancement du projet pilote: « Transitaires, sociétés de conteneurs, importateurs et autorités portuaires sont les différents maillons de la chaîne logistique manipulés par les contrefacteurs. Ce projet impliquera également l'application de la législation communautaire relative aux opérateurs économiques agréés, aux contrôles à l'exportation, et des méthodes de sécurisation des conteneurs (scanners, scellés électroniques) ». Rappelant que le dispatching mondial de la contrefaçon se fait par conteneurs depuis Hong-Kong, Singapour, et Dubaï, puis à travers les ports européens, l'organisation se félicite « de l'importance accordée par les deux partenaires commerciaux à la lutte anti-contrefaçon et à la criminalité organisée qui affectent non seulement les États et leurs recettes commerciales, mais aussi la sécurité des consommateurs et l'industrie européenne des marques ».
La piraterie et la contrefaçon représenteraient entre 5 et 7% du commerce mondial. Les trois-quarts des produits contrefaits interceptés proviennent de Chine. La contrefaçon touche de plus en plus les produits de grande consommation (jouets, pièces détachées automobiles, médicaments, les produits alimentaires: voir autre nouvelle).