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Bulletin Quotidien Europe N° 9267
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JOURNEE POLITIQUE / (eu) pe/nucleaire

Pour un renforcement du TNP

Bruxelles, 18/09/2006 (Agence Europe) - Il y avait pléthore d'experts, le 15 septembre à la sous-commission défense et sécurité du PE, lors de l'audition publique sur l'avenir du Traité de non prolifération nucléaire (TNP). Tous ont souligné les faiblesses du traité et la nécessité de réviser certaines de ses dispositions, notamment sa clause de retrait « excessivement laxiste » et la distinction « discutable » entre le nucléaire civil et militaire, comme l'a expliqué Bruno Tertrais, de la Fondation pour la recherche stratégique (France). Outre les lacunes propres au TNP, d'autres dangers planent sur la communauté internationale, et notamment l'acquisition d'armes nucléaires par des acteurs non étatiques, a expliqué le Professeur William C. Potter du Centre des études sur la non-prolifération de l'Institut d'études internationales de Monterey aux Etats-Unis, ou la politique de « deux poids, deux mesures » qui consiste à pénaliser l'Iran tout en adoptant un profil bas à l'encontre de l'Inde ou du Pakistan, comme a fait valoir le Dr. Bernd W. Kubbig de l'Institut de recherche pour la paix de Francfort. Pour le Dr. Kubbig, il faut dialoguer et intégrer l'Iran au lieu de l'isoler. Une option rejetée par M. Tertrais pour qui cela « reviendrait à céder ». Sur ce dossier particulier, l'ancien directeur général adjoint de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Pierre Goldschmidt, a suggéré de privilégier la « diplomatie secrète » qui a fait ses preuves par le passé puisqu'elle a permis d'obtenir l'abandon du programme nucléaire libyen. Quelles options privilégier pour l'avenir en matière de non prolifération et de désarmement nucléaire ? Certains ont proposé de renforcer les mécanismes de contrôles et de surveillance de l'AIEA. Le Dr. Stephen Pullinger, directeur de l'International Security Information Service (ISIS) Europe, a plaidé pour un nouvel accord international menant au désarmement nucléaire. Et pourquoi pas, comme l'a suggéré Janet Bloomfield, vice-présidente honoraire de la Campagne de désarmement nucléaire, éliminer graduellement l'énergie nucléaire, aussi bien civile que militaire ?

 

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