Bruxelles, 04/09/2006 (Agence Europe) - Helsinki accueillera les 10 et 11 septembre le sixième sommet de l'ASEM, qui réunit les chefs d'Etat ou de gouvernement des Etats membres de l'UE et de treize pays asiatiques (les 10 pays de l'Association des Nations de l'Asie du sud-est - ASEAN - Birmanie, Bruneï, Cambodge, Indonésie, Laos, Malaisie, Singapour, Thaïlande, Philippines et Viêt Nam, ainsi que le Japon, la Chine et la Corée du Sud). Marquant le dixième anniversaire du processus informel de coopération entre Européens et Asiatiques, cette rencontre, présidée par le Premier ministre finlandais Matti Vanhanen, sera notamment l'occasion d'évoquer le futur de l'ASEM.
Une déclaration soulignant les succès passés et les évolutions possibles devrait être adoptée, a expliqué lundi à la presse Jyrki Kallio, conseiller au ministère finlandais des Affaires étrangères chargé du dossier. Plusieurs autres points sont à l'ordre du jour, notamment la lutte contre le terrorisme, le multilatéralisme, le développement durable avec les enjeux environnementaux et la sécurité en matière énergétique, la mondialisation et la compétitivité, mais aussi le dialogue interculturel. L'ASEM devrait ainsi adopter une déclaration sur le changement climatique, avec pour ambition de dynamiser les négociations en cours. Lorsque les leaders européens et asiatiques arrivent à se mettre d'accord sur des questions communes, ils ont la capacité d'influencer les discussions à l'échelle mondiale, a insisté Geoffrey Barrett, coordinateur de la Commission européenne pour l'ASEM, en rappelant les progrès enregistrés à l'UNESCO sur la question de la diversité culturelle suite aux efforts de l'ASEM. Une décision sur le futur élargissement de l'ASEM est également prévue, a indiqué M. Kallio, qui rappelle que si les Européens veulent assurer la présence de la Bulgarie et de la Roumanie une fois qu'ils auront rejoint l'UE, il appartient aux Asiatiques de choisir leurs candidats. « Il est très probable qu'une décision sera atteinte à Helsinki », a-t-il affirmé, soulignant simplement que les pays susceptibles de grossir les rangs de l'ASEM vont du Moyen-Orient à l'Australie ou la Nouvelle Zélande et ceux qui se situent entre les deux.
Invité gênant du dernier sommet à Hanoï au Viêt-Nam en 2004 (EUROPE n° 8804), la Birmanie/Myanmar sera à nouveau représentée en Finlande. Fidèle à son idée de dialogue constructif avec Rangoon, l'UE espère profiter du cadre informel de l'ASEM pour soulever à nouveau la question des droits de l'Homme avec l'ensemble de ses partenaires. La question birmane « ne doit pas entraver le processus dans son ensemble », a estimé M. Kallio, pour qui l'ASEM offre « une très bonne possibilité d'engager l'ensemble de la région en Asie et l'ensemble du processus dans les efforts pour renforcer la pression internationale sur le Myanmar ».
En marge du sommet, les organisations non gouvernementales organisent du 3 au 6 septembre à Helsinki le sixième Forum populaire Asie-Europe (AEPF). Les représentants d'organisations européennes et asiatiques des travailleurs se retrouveront les 7 et 8 septembre, ceux du patronat les 10 et 11 septembre.