Bruxelles, 25/08/2006 (Agence Europe) - Le ministre français de l'Agriculture, Dominique Bussereau, a apporté son soutien aux pêcheurs français de thon qui ont empêché l'accostage, dans le port de Marseille, du navire de Greenpeace en campagne pour demander l'arrêt de la pêche au thon rouge. « Il y a eu de la part de Greenpeace, comme souvent, une attitude assez provocante », a-t-il déclaré le 24 août. Dans la perspective de la réunion, en novembre, de la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique (CICTA) consacrée à la fixation des quotas de thon dans la zone, M. Bussereau a assuré que le gouvernement français « soutient ses pêcheurs pour que nous ayons dans cette conférence le maximum de possibilités de pêche tout en préservant la ressource ». Le ministre a rappelé que le thon est très demandé sur le marché mondial et que « la pêche du monde entier vient en Méditerranée chercher le thon, en particulier pour le marché japonais ». Après avoir bloqué le port de Marseille pour empêcher l'accostage du « Rainbow Warrior II », les pêcheurs de thon ont conclu un accord avec Greenpeace: ainsi, le « Rainbow Warrior II » a été ravitaillé en carburant pour ensuite rejoindre la haute mer. Le navire de Greenpeace fait route vers l'Espagne, prochaine étape de sa campagne contre la pêche excessive de thon rouge.
Les pêcheurs italiens de thon ont apporté leur soutien à leurs homologues français. « Au lieu d'entraver le travail des professionnels de la pêche qui opèrent dans le respect des règles européennes, Greenpeace rendrait service à la collectivité si elle concentrait ses efforts sur les vrais ennemis de l'écosystème marin et de la pêche professionnelle », écrivent les organisations italiennes, qui citent: - la pollution environnementale et la pollution marine ; - la pêche illégale au thon rouge pratiquée en Méditerranée par des navires et bateaux-usines battant pavillon de complaisance ; - la pêche illégale des navires du bassin méditerranéen ne disposant pas de licence et ne respectant pas leurs quotas ; - la pêche illégale pratiquée par des milliers de bateaux de plaisance ; - la surpêche effectuée par de nombreux pays tiers membres de la CICTA.