Bruxelles, 22/08/06 (Agence Europe) - Le Centre européen des entreprises à participation publique et des entreprises d'intérêt économique général (CEEP) demande de compléter le dispositif d'analyse d'impact avant de proposer de nouvelles mesures de libéralisation du secteur postal dans l'Union européenne. Les mesures d'accompagnement - que propose le cabinet de consultants PriceWaterhouseCoopers dans son étude sur l'impact que la libéralisation complète du secteur postal en 2009 aurait sur le service universel « ne semblent (…) ni réalistes ni adaptées au secteur », déclare l'organisation dans un communiqué (voir EUROPE n° 9242). Elles sont de trois ordres: la réalisation de gains d'efficacité et de productivité par les opérateurs postaux publics afin de compenser les effets de l'ouverture complète à la concurrence ; le versement d'aides d'Etat directes dans des cas exceptionnels (même si les auteurs eux-mêmes estiment que cette éventualité ne constitue pas une bonne solution, note le CEEP) ; la réduction du champ d'application du service universel afin d'en diminuer le coût.
Le CEEP considère également qu'« aucune réponse claire n'est apportée » concernant le futur financement du service universel en cas de libéralisation totale du secteur postal européen. Pourtant, « les enjeux en termes d'emploi et les conséquences économiques et sociales que constituerait une carence dans l'offre de service universel devraient être au cœur des préoccupations des décideurs communautaires », prévient-il. Et il rappelle que la directive postale (2002/39/CE) fait référence aux dispositions du Traité européen sur le rôle des services d'intérêt économique général dans la promotion de la cohésion sociale et territoriale de l'UE.