Bruxelles, 07/06/2006 (Agence Europe) - Lors des consultations franco-allemandes mardi à Rheinsberg (EUROPE n° 9205), la chancelière allemande Angela Merkel et le Président français Jacques Chirac se sont entendus sur un calendrier approximatif pour la relance du Traité constitutionnel, affirmant qu'un accord devrait être trouvé dans les « dix-huit mois » qui séparent la fin de la Présidence allemande de l'UE le 30 juin 2007 et celle de la France le 31 décembre 2008. Après ces dix-huit mois, « nous devrons arriver à des décisions », a insisté Mme Merkel. Elle a confirmé que le projet de Constitution « reviendra à l'ordre du jour pendant la Présidence allemande, après une pause de réflexion ». Jacques Chirac a assuré qu'il faisait « confiance à la Présidence allemande pour lancer le train dans la bonne direction ». La Présidence allemande sera chargée de récolter les propositions sur les institutions, et d'en faire une « synthèse », a indiqué M. Chirac, ajoutant qu'en attendant, « la France propose d'améliorer le fonctionnement des institutions (européennes) en fonction des traités existants ». Cependant, sur l'idée française de réformer les institutions européennes sur la base des Traités existants, l'Allemagne reste très réticente, car elle craint qu'une mise en œuvre partielle du texte de la Constitution maintenant n'anéantisse toute chance de la faire approuver dans son entièreté plus tard. « La France le propose et l'Allemagne l'examine », a résumé M. Chirac devant la presse. Mme Merkel et M. Chirac ont récusé l'idée que l'Europe était « en panne », citant les accords au sujet du budget 2007-2013 (qui permet notamment de financer l'élargissement de l'UE), et de la directive sur les services, ainsi que le développement de la politique européenne de l'énergie.