Bruxelles, 02/06/2006 (Agence Europe) - Le projet de rachat d'Arcelor par Mittal Steel ne soulève pas de problème de concurrence aux yeux de la Commission européenne, qui a autorisé vendredi l'entreprise néerlandaise à poursuivre son offensive contre son concurrent luxembourgeois. Les seules inquiétudes de la Commission portaient sur le marché des produits sidérurgiques profilés lourds, mais les remèdes proposés par Mittal répondent entièrement à ses préoccupations, indique un communiqué diffusé vendredi. L'implantation géographique des deux parties ne soulève pas de difficultés au sein de l'Espace économique européen (EEE) et leurs activités, par type de produits, se chevauchent uniquement dans la production et la vente directe d'un certain nombre d'aciers longs au carbone, explique la Commission. Elle constate notamment que Mittal ne travaille pas l'acier inoxydable ou l'acier spécial, là où Arcelor est actif. L'opération n'entraînera pas d'augmentation conséquente des parts de marché et la nouvelle entité continuera de faire face à un certain nombre de concurrents de taille sur l'ensemble des marchés concernés, à l'exception de celui des profilés lourds, relève-t-elle toutefois. Sur ce dernier, la nouvelle entité détiendrait une part importante des capacités de production totale de l'EEE et serait en mesure de restreindre les alternatives des consommateurs. Les autres concurrents actifs sur le marché seraient donc beaucoup plus faibles en termes de capacités de production, de couverture géographique et de gamme de produits. Mittal a ainsi proposé de démanteler deux laminoirs d'Arcelor produisant des profilés lourds et moyens en Allemagne (Unterwellenborn) et en Italie (Pallenzano), ainsi qu'un de ses propres laminoirs de profilés et de barres en Pologne. Ces actifs représentant environ 10 % des capacités totales de production des profilés lourds de l'EEE, la Commission a conclu que les aménagements restaureraient effectivement la concurrence.