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Bulletin Quotidien Europe N° 9179
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/conseil sante

Nouveau plaidoyer de Maria Rauch-Kallat pour la prévention des diabètes et d'une meilleure prise en charge de la santé des femmes

Vienne, 25/04/2006 (Agence Europe) - La ministre autrichienne de la Santé, Maria Rauch-Kallat, a ouvert le 25 avril à Vienne une réunion informelle des ministres de la Santé de l'UE à laquelle étaient invités leurs homologues chinois et américain. Deux priorités de la Présidence autrichienne, le diabète non insulino dépendant (DNID) ou diabète de type 2 et les aspects spécifiques de la santé des femmes, figurent à l'ordre du jour de cette réunion qui se poursuit ce mercredi.

"Le diabète est au niveau mondial la maladie la plus sous-estimée!", a déploré Mme Rauch-Kallat en rappelant qu'à Vienne les patients eux-mêmes n'hésitent pas à plaisanter lorsqu'ils découvrent qu'ils ont "un petit peu de sucre" parce qu'ils ont naturellement "le sang sucré". Et pourtant, c'est d'une véritable épidémie qu'il faudrait parler au niveau planétaire, proteste-t-elle: au moins 22,5 millions de personnes souffrent d'un DNID en Europe, et en 2025, elles seront 60 millions en Europe et 333 millions dans le monde. Toutes les trente secondes, quelque part dans le monde, un diabétique perd une jambe. 70% des amputations sont dues aux diabètes et la prévention du DNID devrait permettre de réduire le nombre des amputations de 85%, souligne la ministre, en plaidant avec sa force de conviction habituelle pour le dépistage et la prévention. Or, dans quatorze Etats membres, il n'existe toujours pas de plan de lutte contre le diabète ni de stratégie concrète de prévention. "Comme le cancer du poumon, le diabète peut être évité", insiste la ministre en soulignant l'importance de l'activité physique. La ministre espérait parvenir avec ses collègues à préparer une recommandation que le Conseil Santé pourrait adopter formellement le 1er juin à Luxembourg.

Si les femmes ont une plus longue espérance de vie que les hommes, elles ont aussi des problèmes de santé durant une plus longue période, et elles souffrent de discriminations. Ainsi, les médicaments sont très souvent testés principalement sur des hommes alors que les effets divergent parfois pour les femmes. Mme Rauch-Kallat a cité l'exemple de l'aspirine qui permet de prévenir l'infarctus chez les hommes mais pas chez les femmes. Les maladies cardiovasculaires ont été longtemps considérées un problème masculin alors que les statistiques de 2003 pour l'Autriche montrent que 21 296 femmes sont mortes des suites de maladies cardiovasculaires contre 13 653 hommes. Enfin, avec le même nombre de cigarettes, le risque de cancer est 70% plus élevé chez la femme, rappelle la ministre qui plaide pour une meilleure prise en charge des femmes et des efforts de recherche et de traitement de l'ostéoporose et de l'endométriose. La directrice générale adjointe de l'OMS, Catherine Le Gales-Camus n'a pu que confirmer que 55% des décès de femmes en Europe sont dus à des maladies cardiovasculaires. En Chine, 80% des décès sont dus aux maladies cardiovasculaires, diabètes et cancers. Si la Chine ne prend pas des mesures pour contrôler ces maladies, elle va devoir faire face à des pertes économiques correspondant à 550 milliards de dollars, a expliqué Mme Le Gales-Camus.

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