login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 9103
INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/energie

La Commission européenne est intéressée par le gazoduc via la Turquie, indique M. Piebalgs, pour qui le nucléaire devrait se maintenir au même niveau dans l'UE

Bruxelles, 05/01/2006 (Agence Europe) - Dans une interview publiée par le quotidien autrichien Der Standard du 4 janvier, le Commissaire européen Andris Piebalgs, interrogé sur le projet de gazoduc « Nabucco » traversant la Turquie, répond: Nabucco « n'est pas une alternative (aux livraisons de gaz russe: à propos du contentieux russo-ukrainien réglé dans la nuit de mardi à mercredi, voir EUROPE N.9102), mais contribue à la diversification de l'approvisionnement en gaz » de l'UE. Et il ajoute: « Beaucoup d'Etats membres sont intéressés, et la Commission aussi. (…) C'est un projet pas seulement technique, mais aussi politique. Il faut impliquer étroitement la Turquie dès le début ».

Quant au rôle du nucléaire, M. Piebalgs admet: « Oui, bien sûr, l'énergie nucléaire doit être une des sources. Un tiers des besoins (de l'UE) est produit par l'énergie nucléaire. C'est pas mal ; ça doit rester à ce niveau. Ce sont les Etats qui décident eux-mêmes si construire des centrales nucléaires. Mais les nouvelles centrales (…) doivent être construites en respectant les règles du marché. Je ne vois plus de mécanisme de subventions. (…) En Finlande, on vient justement de se décider en faveur d'une nouvelle centrale nucléaire. Si un Etat comme la Lettonie donne le feu vert à l'énergie nucléaire, cela ne signifie pas forcément qu'on va construire de nouvelles centrales ». Les Autrichiens sont tout à fait contre l'énergie nucléaire, admet M. Piebalgs, qui ne pense pas que des centrales nucléaires seront construites en Autriche, ni d'ailleurs en Grèce, mais qui ajoute: « naturellement, en Europe orientale, il y a beaucoup, beaucoup plus d'intérêt » pour cette source d'énergie. Le choix sur le nucléaire incombe aux Etats membres eux-mêmes, a répété le Commissaire, questionné sur la discussion en cours en Allemagne sur l'abandon du nucléaire (le nouveau ministre de l'Environnement, le social-démocrate Gabriel, devait présenter jeudi sa propre vision de la future politique allemande de l'énergie).

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
JOURNEE POLITIQUE
INFORMATIONS GENERALES