Bruxelles, 05/01/2006 (Agence Europe) - En coopération notamment avec l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), la Commission européenne surveille « de près » la situation en Turquie après l'annonce de la mort de deux personnes atteintes de la grippe aviaire dans le pays. Il s'agit des premiers décès humains dus à cette maladie hors d'Extrême-Orient. La Commission européenne « surveille de près la situation » (dans le pays), « principalement sur le plan épidémiologique », a-t-elle indiqué dans un communiqué de presse publié le 5 janvier. Elle rappelle aussi l'existence, depuis début octobre, d'un embargo sur les oiseaux vivants et les plumes en provenance de Turquie. L'UE n'importe pas de produits avicoles de Turquie, à l'exception de préparations à base de viande dont le traitement à plus de 70° tue le virus.
Un porte-parole de la Commission a indiqué que les premiers examens pratiqués par les laboratoires turcs ont confirmé la contamination de quatre personnes par le virus H5 de la grippe aviaire, dont les deux personnes décédées. Une première victime, un garçon de 14 ans, est mort le 1er janvier à l'hôpital de Van, dans l'est du pays, des suites de la grippe aviaire. La sœur de ce garçon, âgée de 15 ans, est également décédée le 5 janvier à cause du virus.
Des tests supplémentaires seront nécessaires pour vérifier s'il s'agit oui ou non du virus H5N1, responsable de la mort de plus de 70 personnes en Asie depuis la fin de 2003. La Commission a précisé que des échantillons prélevés sur les volailles suspectées d'avoir transmis la maladie aux humains seront analysés par le laboratoire de référence de l'UE situé à Weybridge, au Royaume-Uni. Les résultats de ces analyses seront disponibles « dans les prochains jours », a annoncé le porte-parole de la Commission. D'autres échantillons, prélevés cette fois sur les deux adolescents décédés, ont été envoyés au laboratoire de référence de l'OMS à Colindale (Royaume-Uni).