login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 9071
Sommaire Publication complète Par article 31 / 43
INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/comite des regions/dialogue structure

José Manuel Barroso ne veut pas d'une « Europe minimaliste » et se dit prêt à aller de l'avant « même si on doit faire face à une opposition au Conseil »

Bruxelles, 18/11/2005 (Agence Europe) - Après avoir présenté le programme législatif et de travail 2006 de la Commission lors de la réunion du « dialogue structuré » du 17 novembre avec le Comité des Régions, sous la présidence de Peter Straub, le Président de la Commission européenne José Manuel Barroso a répondu aux questions des représentants des associations européennes ou nationales de collectivités territoriales, qui ont porté sur: - le bien-être, solidarité et prospérité ; - sécurité et relations extérieures ; - gouvernance et « mieux légiférer ». Voici l'essentiel des débats:

Better Regulation. A Michel Delebarre (France) et Isidoro Gottardo (Italie), présidents des groupes PSE et PPE qui craignaient que l'initiative de la Commission « mieux légiférer » trahisse « une certaine conception de l'Europe a minima », M. Barroso a assuré être « prêt à aller de l'avant même si on doit faire face à une opposition au Conseil. Nous voulons une Europe qui apporte une valeur ajoutée, qui est donc pour le social, l'économique, la cohésion territoriale, mais pas d'une Europe minimaliste ». Partenariat. « Je suis d'accord à 100% avec l'idée d'un partenariat où on travaille ensemble aux plans local, régional et européen », a dit M. Barroso à Kent Johansson (Suède), président du Groupe ALDE. « La cohésion est une politique d'avenir au même titre que la PAC et le développement rural », a indiqué M. Barroso au président du Groupe UEN-AE Keith Brown (Royaume-Uni). Perspectives financières. « Vous êtes les élus directs du peuple. C'est votre force. Moi, je peux parler franchement avec la Président britannique (…) mais pas pour faire pression sur le Royaume-Uni ! », a lancé M. Barroso en demandant au CdR de lancer un message pour demander un accord budgétaire en décembre.

Services d'intérêt général. A Martin Eurlings (Association des Régions transfrontalières européennes), M. Barroso a dit: « Les traditions sont différentes dans les Etats membres en matière de services. Mais on ne peut pas avoir un projet européen avec 25 mini marchés de services ! ». Libre circulation des travailleurs. A Karolyn Kocsis, de l'Association des Villes hongroises, qui insiste sur un marché de l'emploi « authentiquement unifié et harmonisé », dans l'UE des 25, M. Barroso a indiqué qu'une étude 2006 sur l'impact de la période transitoire était en préparation dans les services du Commissaire Spidla. Les pays qui ont ouvert leurs frontières, comme le Royaume-Uni, « sont ravis de ne plus avoir eu d'entraves à la libre circulation des travailleurs », a noté M. Barroso. Coopération transfrontalière. Pour rassurer Karl-Heinz Lambrechts (Belgique), de l'Association des Régions d'Europe, et Martin Eurlings, M. Barroso a annoncé que la Commissaire Hübner et lui-même allaient examiner en détail la situation des régions ayant des difficultés particulières, comme les régions périphériques, ou à faible densité de population. Stratégie de Lisbonne renouvelée. M. Barroso a rappelé que la Commission avait reçu les programmes nationaux de tous les Etats membres, sauf Pologne et Allemagne (où ont eu lieu des élections). La Commission a commencé a évaluer ces programmes, qui « lui semblent bien ». La Commission publiera un guide sur cette nouvelle phase de la gouvernance. Politique de voisinage. Dans ce nouvel instrument, la Commission met l'accent sur la coopération transfrontalière, qui doit être ambitieuse au niveau régional, a répondu M. Barroso à Claudio Martini (Italie), Conférence des régions périphériques maritimes, et à Pierre Brombin, Arc Latin. Participation des femmes à la vie politique locale et régionale. A Roger Kaliff, de l'Association des autorités locales et régionales suédoises, M. Barroso a indiqué que les droits des femmes et leurs chances d'exercer des mandats publics devaient être accrus. « Nous serons très stricts sur cette question », a-t-il martelé. Décentralisation. Là, M. Barroso a repris les termes utilisés par M. Jardin, chef du gouvernement local de Madeire, de « complicité institutionnelle », qui « implique le principe de bonne gestion, de bonne gouvernance ». En conclusion, le Président Barroso a demandé au Comité des régions de soutenir activement la mise en œuvre du programme de la Commission ; mettre à profit la « complicité institutionnelle » entre nous doit permettre d'adresser « un signal positif aux citoyens leur montrant que l'Europe travaille pour eux », a-t-il estimé.

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
JOURNEE POLITIQUE
INFORMATIONS GENERALES
CALENDRIER
INTERPENETRATION ECONOMIQUE