Bruxelles, 18/10/2005 (Agence Europe) - La recherche est un instrument indispensable pour accroître la compétitivité du secteur ferroviaire, comme l'a confirmé la commission parlementaire des Transports et du tourisme, en adoptant le 11 octobre le rapport pour avis de Jaromír Kohlíèek (GUE/NGL, tchèque) sur les activités de recherche, de développement technologique et de démonstration dans le contexte du 7ème programme-cadre. Giles Chichester (PPE-DE, britannique), membre de la commission Transports/Recherche responsable sur le fond sur ce dossier, a souligné l'importance de compter sur un budget européen adéquat pour les transports. Seulement deux Etats membres disposent d'un programme national de recherche pour le secteur ferroviaire, a-t-il déploré, lors de la présentation, le 12 octobre, du bilan des activités menées par le European Rail Research Advisory Council (ERRAC) dans le cadre du premier agenda stratégique pour la recherche dans le secteur ferroviaire à l'horizon 2020. L'ERRAC, une plate-forme rassemblant des représentants du secteur ferroviaire, de l'industrie et du monde politique, a été créé à l'initiative de la Commission européenne pour définir une stratégie commune et des priorités à long terme pour la recherche dans le secteur ferroviaire. L'interopérabilité, la mobilité intelligente, l'environnement, la sécurité, les matériaux innovants et les méthodes de production sont des éléments clés, mais Christopher Irwin, représentant les intérêts des usagers des transports (European Passengers'Federation), a demandé de se concentrer à l'avenir sur la sécurité, la fiabilité, l'accessibilité aux trains et aux informations, les prix abordables et l'« ambiance ». Le 7ème programme-cadre reconnaît les transports comme un secteur de recherche à part entière et suivra une approche systémique incluant les usagers, les véhicules et les infrastructures, a expliqué Jack Metter, Directeur à la DG Recherche. Le fait que le financement communautaire ait augmenté au fil des ans « signifie que l'industrie est prête à financer elle-même une partie des projets », estime Luisa Prista, chef d'unité Transports à la DG Recherche de la Commission.