Bruxelles, 18/10/2005 (Agence Europe) - Le Comité des Régions (CdR) a adopté à l'unanimité, lors de sa session plénière du 13 octobre, l'avis de Franz Schausberger (PPE, Autriche) et de Lord Tope (ALDE, Royaume-Uni) sur l'avenir de l'Europe (voir EUROPE n° 9046). Cet avis fait suite à une saisine du Parlement européen et le Comité des Régions est la première institution à s'exprimer sur ce sujet. Dans son avis, le CdR insiste notamment sur la nécessité que l'UE fonctionne de manière beaucoup plus décentralisée et que l'on développe une véritable culture de la subsidiarité.
Au cours du débat, Jo Leinen (social-démocrate allemand), président de la commission des affaires constitutionnelles du PE (et ancien membre du CdR), a assuré qu'il entend travailler en collaboration étroite avec le CdR au sujet de l'avenir de l'Europe. Après les « non » français et néerlandais à la Constitution européenne, « la crise est plus profonde que le simple rejet d'un texte, c'est une crise d'orientation, une crise de confiance ». Pour Jo Leinen, le Comité a un rôle important à cet égard, car « la réflexion doit se produire du bas vers le haut ». En constatant, dans un communiqué, que plus de citoyens ont dit « oui » que « non » à la Constitution, le député européen affirme que « l'objectif est de donner une nouvelle chance au Traité constitutionnel ».
Pour le président du Groupe PSE au CdR Michel Delebarre (France), la période de réflexion devrait être « une phase active et dynamique de dialogue avec les citoyens, et les exécutifs et les assemblées locales et régionales doivent être associés à ce débat ». La complémentarité entre le rôle de pointe du PE et de relais du CdR a été soulignée aussi par Isidoro Gottardo (PPE, Italie). Quant au libéral slovaque Alexander Slafkovsky, il s'est dit « déçu » que les nouveaux Etats membres aient reçu « ce signal négatif ». Keith Brown, président du Groupe AE (Alliance européenne) au CdR, exhorte: « la pertinence et le contrôle » sont deux éléments à mettre en évidence dans le débat sur l'avenir de l'Europe, car « le citoyen européen doit avoir le sentiment de garder le contrôle et de savoir que l'UE intervient à bon escient ».