Bruxelles, 22/09/2005 (Agence Europe) - Bien que disposant du soutien de 18 membres du Conseil des gouverneurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique, l'UE-3 (Allemagne, France et Royaume-Uni) a renoncé à transférer dans l'immédiat le dossier iranien devant le Conseil de sécurité, préférant obtenir l'unanimité plutôt que de diviser le Conseil des gouverneurs. La Russie, la Chine et les pays non-alignés étaient toujours opposés jeudi matin à la saisine du Conseil de sécurité. Dans une déclaration de l'ambassadeur de Malaisie, Rajhmah Hussein, ils concluent que ce dossier « doit être réglé uniquement dans le cadre de l'AIEA (...) à travers un dialogue et des négociations continus » et soulignent « le droit inaliénable » de tout Etat à l'énergie nucléaire civile. L'UE-3 a élaboré un nouveau projet de résolution qui devait être présenté à Vienne jeudi après-midi. D'après des diplomates cités par différents organes de presse, ce texte reprend la plupart des éléments du premier projet en ce qui concerne le « non-respect » par l'Iran de ses obligations en matière de non-prolifération alors que toute mention d'une saisine du Conseil de sécurité est supprimée. La nouvelle résolution prie le Directeur général de l'AIEA, Mohamed El Baradei, de faire rapport sur l'Iran au Conseil des gouverneurs (qui transmettra ensuite son propre rapport au Conseil de sécurité).