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Bulletin Quotidien Europe N° 9033
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/social

L'affaire Hewlett-Packard sera discutée par la Task Force restructurations, annonce Vladimir Spidla

Bruxelles, 22/09/2005 (Agence Europe) - La semaine dernière, le groupe informatique américain Hewlett-Packard a annoncé sa décision de supprimer quelque 6000 emplois d'ici à 2008 en Europe, dont 1240 en France. Réagissant à cette décision, le Président Chirac a demandé à son gouvernement de saisir la Commission européenne de cette affaire (voir EUROPE n° 9032 pour la réaction du Président Barroso).

Reconnaissant l'effet déstabilisateur des licenciements de masse, le Commissaire chargé de la Politique sociale, Vladimir Spidla, a jugé urgent de mettre en œuvre des politiques visant à anticiper les changements et à répondre le plus efficacement possible à de telles situations. « En cas de licenciements massifs, il est important de se conformer aux règles européennes et nationales, plus particulièrement à celles sur l'information-consultation des travailleurs, et à celles relevant du dialogue social, qui est l'instrument primordial pour aider au mieux les travailleurs », dit M. Spidla dans un communiqué, tout en rappelant que « la Commission n'est pas compétente pour empêcher Hewlett-Packard de licencier ses travailleurs ». Comme José Manuel Barroso, Vladimir Spidla a estimé que, pour aider les travailleurs licenciés à se requalifier et à s'adapter au changement, on peut faire appel aux Fonds structurels de l'UE et, dans ce cas précis, au Fonds social européen (FSE). La Commission examine donc actuellement comment utiliser ces Fonds « en étroite coopération avec les autorités nationales et régionales », pour alléger les conséquences sociales des licenciements massifs. M. Spidla, comme M. Barroso, rappelle que dans sa proposition pour les perspectives financières 2007-2013, la Commission suggérait la création d'un Fonds d'ajustement pour la croissance doté d'un milliard d'euros par an, mais que les Etats membres n'avaient pas appuyé cette idée. Le cas Hewlett-Packard prouve bien qu'il s'agissait d'une proposition valable, estime M. Spidla. La question délicate qui se pose dans cette affaire est de savoir si oui ou non Hewlett-Packard a reçu de l'argent de l'UE car de cette réponse dépend le type de réglementation à appliquer. La Task Force sur les restructurations récemment créée sera convoquée pour discuter du cas Hewlett-Packard, annonce M. Spidla.

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