Bruxelles, 22/09/2005 (Agence Europe) - Pour la première fois, 53 pays (les 25 Etats membres, la Roumanie, la Bulgarie et 26 pays voisins de l'Union) participent à une étude globale en réseau du système de transports, dans le cadre d'un groupe de haut niveau présidé par l'ancienne Commissaire européenne aux Transports, Loyola de Palacio (voir EUROPE n° 9031). L'UE et ses voisins ont déjà établi une connexion énergétique, qui s'est achevée en 2004, mais c'est la première fois que les transports sont intégrés dans la stratégie de voisinage de l'UE. Lors de sa réunion des 19 et 20 septembre à Bruxelles, le groupe de haut niveau est parvenu à un accord sur les grands axes qui permettent de gérer les flux, ainsi que sur certaines questions horizontales, concernant le transport routier, la sécurité routière, la sûreté ou encore l'utilisation de Galileo. Certaines questions restées en suspens devraient être abordées lors de la prochaine réunion le 25 octobre, comme l'interopérabilité ferroviaire, les systèmes de gestion administratif, ou la question du financement. C'est un exercice complexe que certains d'entre eux effectuent pour la première fois, a noté Mme de Palacio. On constate en effet des problèmes de connexions entre voisins, par exemple pour la Tunisie, qui effectue moins de 5% de ses échanges commerciaux avec ses voisins, mais 60% avec l'UE. Il ne s'agit pas de faire accepter l'acquis communautaire aux pays voisins, mais on peut déjà s'entendre sur certains aspects, notamment opérationnels, qui pourraient permettre d'améliorer et de fluidifier les échanges en permettant de gagner du temps (règles de l'OMI, dédouanement, etc.). Le groupe de haut niveau remettra dans les prochaines semaines un rapport intermédiaire au Commissaire en charge des Transports, Jacques Barrot, et espère finaliser son travail à la fin de l'année. S'agissant du financement, il faut faire une distinction entre ces axes et les projets prioritaires qui correspondent à des corridors européens du réseau transeuropéen de transport et qui bénéficient d'un financement au titre du budget RTE-T. Le soutien communautaire apporté à ces axes avec des pays voisins « dépendra des prochaines perspectives financières », mais le groupe de haut niveau réfléchit à la manière d'impliquer le secteur privé, « à condition d'exiger certaines garanties et de définir un certain cadre ».