login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 9013
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/iran/nucleaire

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad veut continuer à négocier avec l'Union - Washington poursuit son lobbying auprès des non alignés à l'AIEA pour saisir le Conseil de sécurité de l'ONU

Bruxelles, 25/08/2005 (Agence Europe) - Alors qu'une saisine du Conseil de sécurité des Nations unies menace Téhéran après la reprise des activités de conversion d'uranium à Ispahan depuis le 8 août dernier, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a souligné le 24 août à la télévision d'Etat sa volonté de poursuivre les négociations avec les Européens sur le dossier nucléaire, et a promis des « propositions innovantes ». « Nous voulons défendre nos droits légitimes dans le cadre des lois internationales (…), mais nous voulons que les négociations se poursuivent », a assuré le président iranien à l'issue d'un vote de confiance du Parlement à son gouvernement. « J'ai des propositions innovantes à soumettre sur le cycle du combustible nucléaire destiné à un usage pacifique de l'énergie nucléaire. Les experts y mettent la dernière main et nous informerons sur les détails », a-t-il précisé. La veille, contrariée par la reprise des activités de conversion d'uranium qu'elle considère comme une rupture de l'accord de Paris de novembre dernier et par le rejet par Téhéran de ses « propositions concrètes » de coopération, l'UE-3 (Allemagne, France et Royaume-Uni) avait annoncé l'annulation d'une session de négociations prévue le 31 août (EUROPE n° 9012). D'autre part, selon des diplomates au siège de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) à Vienne, Washington continuerait de faire pression sur l'Agence pour que l'Iran soit traduit devant le Conseil de sécurité de l'ONU s'il ne suspend pas ses activités nucléaires d'ici au 3 septembre, date à laquelle l'organisation internationale de surveillance nucléaire doit remettre un rapport sur le nucléaire iranien. Selon ces sources, les Etats-Unis travailleraient « en coulisse » pour créer un consensus parmi les 35 Etats du Conseil des gouverneurs de l'AIEA et rallier à leurs côtés la Russie, la Chine, l'Afrique du Sud, l'Inde et d'autres pays non alignés qui rechignent toujours à saisir le Conseil de sécurité parce que l'enrichissement de l'uranium, dont la conversion est une première étape, est autorisé par le Traité de non-prolifération (TNP) que surveille l'AIEA.

 

Sommaire

JOURNEE POLITIQUE
INFORMATIONS GENERALES