Bruxelles, 15/03/2005 (Agence Europe) - Le Président du Conseil européen, Jean-Claude Juncker, a évoqué en particulier la situation au Moyen-Orient, en répondant lundi, à l'Abbaye de Neumünster à Luxembourg, aux questions des présidents des commissions des Affaires étrangères des parlements des Etats membres de l'UE et des pays candidats à l'adhésion. Selon un communiqué de la Présidence luxembourgeoise, M. Juncker a dit notamment, au sujet du conflit israélo-palestinien: « Aussi lourd soit le passé, il y a des amitiés naissantes. J'ai demandé aux Palestiniens et aux Israéliens de m'écrire une lettre conjointe sur leurs besoins à très court terme. Si nous recevons cette première lettre conjointe, l'Union européenne aura donné naissance à un événement impensable encore il y a quelques mois ».Quant au Liban, le Premier ministre luxembourgeois a insisté sur la nécessité de maintenir la pression sur la Syrie en vue d'un retrait intégral de ses troupes et de ses services secrets, tout en admettant que le retrait des troupes déjà entamé « pourrait ne pas être suffisant ». A propos des manifestations pro-syriennes des derniers jours à Beyrouth, M. Juncker a noté que « le Hezbollah a démontré qu'il était une force politique sur laquelle on ne peut pas faire l'impasse ».