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Bulletin Quotidien Europe N° 8909
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/delocalisations

L'UE doit accroître la flexibilité de son marché du travail et augmenter le temps de travail, note un rapport d'économistes allemands

Bruxelles, 15/03/2005 (Agence Europe) - Un rapport du CESifo, l'institut de recherche économique de Munich, s'interroge notamment sur les réponses politiques qui peuvent être apportées aux délocalisations d'entreprises des Etats membres de l'UE. Les huit économistes qui ont rédigé ce « Rapport sur l'économie européenne en 2005 » recommandent notamment une hausse du temps de travail et suggèrent quelques pistes innovantes - et optimistes - pour garantir des finances publiques saines dans les Etats membres. Par ailleurs, ils estiment que le niveau des prix sur le marché de l'immobilier en Europe n'est pas anormal, et qu'il n'y a pas de 'bulle' de l'immobilier.

Le constat macro-économique que fait le rapport sur l'UE est classique: le taux de croissance y est trop faible et les perspectives de reprise en 2005 restent fragiles. Mercredi dernier, lors de la présentation du rapport à la Représentation de la Bavière auprès de l'UE, Hans Werner Sinn (Ifo - Institut de recherche économique de Munich), a rappelé que l'Europe, manque d'investissement. « Il nous faudrait une hausse des investissements de 8%; or, nous en avons eu une de 1,8% » en 2004 (pour la zone euro) et vraisemblablement de 2,6% cette année, a-t-il lancé.

Quant à la réforme du Pacte de stabilité, les auteurs font des propositions peu orthodoxes. Ainsi, selon eux, les décisions sur la mise en œuvre des sanctions devraient être transférées des ministres des Finances à la Cour européenne de justice. Selon Marco Buti, Directeur à la DG Ecfin à la Commission européenne, une telle suggestion aurait peu de chances d'aboutir dans un « proche avenir ».

Le rapport s'attarde en particulier sur les délocalisations, en notant que la tendance à la désindustrialisation des économies occidentales est fortement liée à ce phénomène qui, selon les auteurs, pourrait cependant doper le bien-être au niveau mondial, dans la mesure où les pays se spécialisent en fonction de leurs avantages comparatifs. Selon le rapport, à moyen et long terme, les délocalisations seraient en somme une sorte de mal local pour un bien global.

Les récents accords d'entreprise en Allemagne (Siemens ou DaimlerChrysler) pourraient être le signe d'un renversement de la tendance à la réduction du temps de travail, estime le rapport. Ce type de pratiques, par lesquelles le nombre d'heures travaillées augmente alors que le salaire reste le même, est à la fois une manière de réduire le coût horaire du travail et de réagir à la menace des délocalisations, estiment les auteurs. Selon eux, une hausse du temps de travail peut préserver des emplois à court terme si elle s'accompagne d'un ajustement des méthodes de production, mais elle le peut aussi à plus long terme. (Le rapport est disponible sur le site suivant: http: //http://www.cesifo.de/home ).

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