Bruxelles, 14/02/2005 (Agence Europe) - Le vice-président de la Commission européenne Sim Kallas, chargé en particulier de la lutte antifraude, a discuté de la lutte contre la corruption avec le Secrétariat de Transparency International (TI), la semaine dernière à Berlin. Selon un communiqué de Transparency - la principale organisation non-gouvernementale mondiale engagée dans le combat contre la corruption -, le Commissaire estonien a souligné à cette occasion son désir de coopérer avec TI, en appréciant la « perspective « société civile » offerte par l'organisation ». L'échange de vues, qui s'est déroulé en présence de Peter Eigen, président de TI, et de son directeur exécutif David Nussbaum, a porté notamment sur la « promotion de règles d'information plus vastes, y compris un registre public » et sur des règles plus transparentes pour les lobbyistes, précise le communiqué. Par ailleurs, a été évoquée la possibilité d'exclure des sociétés corrompues de tout contrat avec l'UE et d'un possible rôle de Transparency dans l'évaluation des efforts-anticorruption des pays candidats.
Le communiqué rappelle que la Commission européenne avait publié en mai 1997 son premier document politique anti-corruption, sous l'impulsion du conseiller spécial de Transparency Dieter Frisch (ancien Directeur général au Développement à la Commission) et que ce document avait été suivi: - en octobre 1998, par le Rapport Bontempi du Parlement européen ; - en novembre 1999, par un mémorandum de Transparency réclamant une stratégie globale de l'UE ; - en 2003, par un deuxième document politique de l'UE sur la lutte contre la corruption et, au Parlement européen, par le Rapport Rutelli sur la lutte contre la corruption dans le secteur privé.