Bruxelles, 05/11/2004 (Agence Europe) - Le Sommet du PPE a désigné le Chancelier Wolfgang Schüssel pour mener en son sein le débat sur la Turquie. Le Conseil européen n'a pas débattu de la Turquie, laissant le sujet pour sa réunion du 17 décembre lors de laquelle il devra trancher sur l'ouverture de négociations d'adhésion. En conférence de presse, le Président français Jacques Chirac a rappelé qu'il était partisan de l'adhésion de la Turquie à l'UE, mais il a envisagé la possibilité que les négociations n'aboutissent pas à une adhésion. Si au bout du processus, la Turquie ne réussit pas à assimiler toutes les valeurs de l'UE, "il faudra trouver les moyens de créer un lien fort entre l'Union européenne et la Turquie pour qu'il n'y ait pas rupture du lien", a-t-il déclaré. Si la Turquie quitte le sentier des réformes, ou montre une trop grande influence du pouvoir militaire sur le pouvoir civil, les négociations, si elles ont démarré, doivent s'interrompre, a déclaré pour sa part le Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker.