Bruxelles, 02/09/2004 (Agence Europe) - L'élu européen de la CSU Joachim Wuermeling, en constatant que "l'agenda de Lisbonne se trouve soudain tout en haut de l'agenda européen" (ce sera une des priorités du futur Président de la Commission José Manuel Barroso: NdlR), se demande "quel est le rôle que l'Europe peut réellement jouer pour renforcer la compétitivité européenne?". Et il renchérit: la nouvelle Commission va-telle même "exercer des pressions" (sur les Etats membres), comme l'a annoncé M.Verheugen? Si Bruxelles se mêle des politiques nationales de réforme, on risque une nouvelle vague de centralisation". Très attaché à la subsidiarité, le député bavarois insiste: "chaque Etat membre doit faire son devoir de manière autonome, car les problèmes en Irlande ne sont pas ceux de la Slovaquie ou de la Grèce". M.Wuermeling met donc en garde: "Ne tombons pas dans un piège de la centralisation de Lisbonne. Dans un continent si hétérogène, les solutions uniformes ne sont finalement pas des solutions. Avant de lancer une nouvelle vague d'activités, il faudrait d'abord clarifier les responsabilités".