Bruxelles, 15/06/2004 (Agence Europe) - "Il demeure essentiel de maintenir une politique de cohésion efficace au niveau européen afin de promouvoir la modernisation et une croissance plus rapide, en particulier les moins développées de l'UE, et d'offrir des emplois productifs à un plus grand nombre de personnes dans l'ensemble de l'UE": tel est le message adressé par le Commissaire Peter Balazs à la section "UEM, cohésion économique et sociale" du Comité économique et social européen (CESE) le 8 juin dernier.
En vue de l'avis qu'élabore actuellement le CESE sur le Troisième rapport sur la cohésion économique et sociale et dont le rapporteur est le chef d'entreprise portugais Paulo Barros Vale, Peter Balazs (qui travaille en étroite collaboration avec le Commissaire chargé de la politique régionale Jacques Barrot) a notamment souligné que: - la politique de cohésion est "l'un des instruments les plus tangibles et les plus visibles" dont dispose l'Union. "C'est un outil essentiel pour répondre aux défis de Lisbonne-Göteborg et pour consolider le modèle européen "; - la proposition de perspectives financières pour la période 2007-2013 présentée par la Commission en février dernier, qui suppose une dépense moyenne de 1,14% du PIB pour cette période, est "crédible et réalisable".
Selon un communiqué du CESE, M.Balazs a ajouté que "un budget équivalent à 1% du PIB, tel que requis par certains Etats membres, ne peut pas suffire si l'on veut financer une Union élargie à 27 Etats membres", et que des "efforts plus importants" sont nécessaires pour atteindre les objectifs de la stratégie de Lisbonne et de Göteborg. Les fonds structurels devraient y contribuer et fournir des moyens supplémentaires pour atteindre ces objectifs, a poursuivi Peter Balazs. Selon lui, "la méthode ouverte de coordination, mise en place à Lisbonne, ne suffit pas". Le Commissaire a estimé qu'une plus grande implication des acteurs locaux et régionaux dans la planification et la mise en oeuvre de la politique de cohésion n'est pas uniquement un problème de bonne gouvernance régionale mais aussi une question d'efficacité économique. Et d'assurer que "les subventions globales seront renforcées et le partenariat public-privé encouragé, conformément à la demande formulée dans l'avis du CESE actuellement en préparation".