Bruxelles, 27/05/2004 (Agence Europe) - Les ministres de l'Economie et des Finances des Etats membres de l'UE discuteront mercredi à Luxembourg, au cours de leur déjeuner de travail, des conséquences économiques de la hausse des prix du pétrole. Il n'est pas exclu que les ministres de la zone euro évoquent ce mardi soir, lors de la réunion de l'Eurogroupe. Les Etats membres craignent que l'évolution des cours du pétrole ait un impact négatif sur la reprise de l'activité économique dans le monde.
Selon la note d'information de la Commissaire à l'Energie Loyola de Palacio, remise mercredi aux autres membres de la Commission européenne, une augmentation du prix du pétrole brut de 25% en 2004 pourrait entraîner une réduction de 0,2% de la croissance économique dans la zone euro et aussi une augmentation de 0,2% de l'inflation en 2004. Mme de Palacio rappelle que l'UE ne s'est pas dotée de moyens pour répondre de manière coordonnée à ce genre de crise (voir EUROPE d'hier, p.6).
Les stocks pétroliers de l'UE sont suffisants
Le groupe des experts pétroliers de l'UE, réuni mercredi, a constaté que les quinze anciens Etats membres de l'UE disposent actuellement de stocks stratégiques pétroliers largement suffisants par rapport à leur obligation communautaire, puisqu'ils disposent tous de plus de 90 jours de consommation, a indiqué à EUROPE une source communautaire. Les dix nouveaux Etats membres ne sont pas encore concernés par cette obligation, puisqu'ils bénéficient de périodes transitoires (sauf la Hongrie qui détient déjà des stocks équivalant à 90 jours de consommation) avant de devoir s'y conformer. Une période allant de fin 2005 à 2009 pour les trois pays baltes (Estonie, Lettonie, Lituanie) dont les stocks pétroliers actuels sont au niveau le plus bas. Les experts pétroliers nationaux ont par ailleurs partagé l'analyse faite par Loyola de Palacio, sur les conséquences négatives que pourrait avoir la flambée continue des prix du pétrole sur l'économie européenne et mondiale.