Bruxelles, 26/05/2004 (Agence Europe) - Le Commissaire Monti a annoncé avoir reçu, mercredi matin, des engagements formels de la part du ministre français de l'Economie Nicolas Sarkozy, concernant la restructuration d'Alstom. Cette initiative donne désormais au Commissaire à la concurrence la possibilité d'élaborer une décision positive qu'il soumettra prochainement à la Commission.
"J'ai fortement insisté sur les partenariats industriels à conclure (...), indispensables pour la viabilité à long terme", a déclaré mercredi devant la presse Mario Monti, qui reconnaît que les discussions ont été "parfois difficiles". La France a donné l'assurance de procéder à son retrait du capital de l'entreprise, "en tout état de cause avant quatre ans", et de conclure des partenariats industriels dans les quatre prochaines années. Le gouvernement français s'engage, dans ce sens, à céder l'équivalent de 1,26 milliard d'euros de chiffre d'affaires et promet d'écarter toute entreprise d'Etat pour une reprise totale ou partielle des activités d'Alstom.
M. Monti a précisé qu'un premier partenariat serait réalisé pour la partie "turbines hydrauliques", dans le cadre duquel serait créée une filiale commune, "en partenariat conjoint", mais sans vouloir préciser le délai.
Dans le secteur des transports, le Commissaire Monti a exclu toute acquisition de la part d'Alstom durant les quatre prochaines années, et a ajouté que des cessions "substantielles" devraient être réalisées dans l'équipement ferroviaire, de manière à accroître la concurrence. En outre, la France "prendra des mesures concrètes pour faciliter la passation des marchés publics du matériel ferroviaire" a-t-il ajouté.
Le Commissaire Monti a insisté sur le caractère "indispensable" des conditions exigées "qui ne constituent pas une mise en cause de l'excellente capacité d'Alstom". Il s'agit, pour Mario Monti, de conditions nécessaires pour "garantir l'avenir". "On ne peut plus perpétrer des incertitudes. Je rejoins en cela les préoccupations de M.Sarkozy", a-t-il conclu.