Bruxelles, 13/02/2004 (Agence Europe) - Après sa rencontre avec Silvio Berlusconi, jeudi à Rome, le Président du Conseil européen Bertie Ahern a dit que "clairement, tout le monde voudrait un progrès rapide" à la CIG, mais il a averti: "Ceci n'est pas faisable tant que les acteurs clés ne bougent pas (..). On n'y est pas encore. Mais il y a dialogue et nous aurons encore un certain nombre de rencontres cruciales". Il n'y aura pas de progrès tant qu'on ne fera pas passer l'intérêt européen avant l'intérêt national égoïste, a répété Silvio Berlusconi, en notant que certains pays n'acceptent pas de perdre une portion de souveraineté.
Il n'est dans l'intérêt de personne de reporter un accord sur la Constitution, a affirmé pour sa part à Varsovie le ministre polonais des Affaires étrangères Wlodzimierz Cimoszewicz, selon AFP. Tout en ajoutant: s'il n'y a pas de compromis bientôt, on devra oublier le projet pendant assez longtemps, car un traité constitutionnel "n'est pas nécessaire pour fonctionner".
Le Premier ministre portugais José Manuel Durão Barroso a lancé une nouvelle mise en garde contre tout directoire, "à cause du principe sacré de l'égalité" entre Etats membres. "Nous devons trouver un système permettant d'éviter une balkanisation de l'Union européenne", a-t-il dit selon Reuters.