Bruxelles, 13/01/2004 (Agence Europe) - Alors qu'elle fait l'objet de pressions croissantes de certains gouvernements pour freiner l'appréciation de l'euro par rapport au dollar, la Banque centrale européenne (BCE), par la voix de son président Jean-Claude Trichet, s'est déclarée pour la première fois "préoccupée" par la situation. Une déclaration qui a entraîné presque immédiatement un léger repli de la monnaie unique européenne sous le seuil de 1,28 dollars. "Nous sommes préoccupés, nous ne sommes pas indifférents", a déclaré M. Trichet lundi lors d'une conférence de presse à Bâle (Suisse) où il s'exprimait en tant que porte-parole des banquiers centraux du G-10. "Nous pensons qu'une volatilité excessive et des mouvements brutaux ne sont pas bienvenus", a-t-il prévenu. La semaine dernière, il avait déjà indiqué que la BCE n'appréciait pas la "volatilité excessive" sur les marchés des changes (EUROPE du 9 janvier, p.8). Il avait évoqué l'incidence d'un euro fort sur les exportations de l'UE, tout en estimant que la hausse de la demande mondiale permettrait de faire face à l'appréciation de l'euro, il avait aussi souligné l'impact positif de l'envolée de l'euro sur l'inflation (voir EUROPE d'hier, p. 11).