Bruxelles, 06/11/2003 (Agence Europe) - A la demande de plusieurs pays inquiets d'être mis de côté, le Conseil a débattu jeudi de la réunion du 20 octobre à La Baule entre ministres de l'Intérieur français, espagnol, italien, britannique et allemand (EUROPE du 21 octobre, p.11). Le ministre luxembourgeois, Luc Frieden, a avoué à quelques journalistes avant ce débat, qu'il s'inquiétait de ce que ces cinq grands pays semblent vouloir prendre des décisions entre eux. Le Français Nicolas Sarkozy avait dit vouloir aller « plus loin, plus vite » dans des domaines qui sont déjà en discussion entre les Quinze. L'Italien Giuseppe Pisanu, président du Conseil, s'est voulu rassurant, en insistant au Conseil devant la presse sur le fait qu'il s'agissait d'une réunion « purement informelle », utile pour faire progresser la discussion, mais que « les décisions se prennent exclusivement dans les instances institutionnelles ». Le Commissaire Vitorino, qui n'avait pas été invité à La Baule, n'a pas voulu dire ce qu'il en pensait (à la Commission, on s'efforce d'en minimiser l'importance). Luc Frieden s'est déclaré confiant que cette discussion au Conseil servira « de garde-fou » pour éviter que ces cinq pays se désolidarisent des autres.