Bruxelles, 29/09/2003 (Agence Europe) - Dans un rapport qu'elle vient de publier, l'organisation non-gouvernementale « Statewatch » s'interroge sur la récente proposition de la Commission visant à insérer des éléments biométriques dans les visas pour les résidents des pays tiers puis dans les passeports des citoyens de l'Union. « Ces propositions (qui) sont une autre conséquence d'une guerre contre le terrorisme montrent que l'Union européenne est tout aussi enthousiaste que les Etats-Unis pour introduire des systèmes de surveillance de la population qui ont plus à voir avec le contrôle politique et social qu'avec la lutte contre le terrorisme », commente Tony Bunyan, son directeur. « A la surveillance proposée de toutes les télécommunications est ajouté le contrôle de la circulation de tous les ressortissants de pays tiers, avant d'être suivie par celle de tous les citoyens européens. Combien de temps s'écoulera avant qu'il y ait une carte d'identité européenne obligatoire ? Toutes ces données seront intégrées dans le système européen d'information Schengen qui peut être consulté par des dizaines de milliers de fonctionnaires - combien de temps avant que les éléments biométriques collectés pour les documents de voyage soient utilisés à d'autres buts ? », s'interroge M. Bunyan.