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Bulletin Quotidien Europe N° 8546
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/changements climatiques

La délégation du Parlement à Moscou croit à la ratification du Protocole de Kyoto par la Russie

Bruxelles, 19/09/2003 (Agence Europe) - A Moscou où une délégation du Parlement européen conduite par le député vert néerlandais Alexander Roo tente de convaincre la Douma de l'urgence de ratifier le Protocole de Kyoto sur les changements climatiques (voir EUROPE du 18 septembre, p.2), les députés européens n'ont pas eu de réponse quant à la date d'achèvement de cette procédure mais l'assurance que leurs homologues russes ne constituent pas l'obstacle à la ratification.

L'intuition d'Alexander de Roo (Verts, NL), confiée à la presse à Bruxelles à la veille de son départ pour Moscou, semble se confirmer: l'engagement pris par le président Poutine ne serait pas remis en cause, mais sa réalisation se heurterait à des obstacles découlant de divergences de vues entre les ministères de l'Energie, de l'Economie et de l'Industrie concernant tant les bénéfices économiques à retirer par la Russie, des mécanismes flexibles du Protocole de Kyoto (l'achat de crédits d'émissions par d'autres pays et les investissements étrangers via la mise en oeuvre conjointe des objectifs de réduction), que la gestion de cette « manne financière ».

Selon l'AFP, Jorge Oliveira da Silva (PPE-DE, Portugal), membre de la délégation du Parlement européen, a déclaré à Moscou: «La question n'est pas de savoir si la Russie ratifiera mais quand ».

L'enjeu est de taille car pour que le Protocole de Kyoto puisse entrer en vigueur, il faut que 55 parties signataires, contribuant au moins à 55% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, l'aient ratifié. En l'état actuel des procédures de ratification (achevées par 100 parties dont l'Union européenne), et en l'absence des Etats-Unis qui ont tourné le dos à cet accord environnemental multilatéral, la ratification de la Russie, qui contribue à environ 17% des émissions mondiales, est incontournable.

La Présidence italienne du Conseil qui, en juillet dernier, avait annoncé son intention de dépêcher à Moscou une troïka de l'Union pour peser à son tour sur les interlocuteurs russes au plus haut niveau n'a pas encore arrêté de date. Il reste à déterminer si cette troïka effectuera sa mission avant ou après la conférence scientifique internationale sur le climat (Moscou, 29 septembre-3 octobre).

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