Rome, 12/09/2003 (Agence Europe) - La Commission européenne va présenter avant la fin de l'année sa proposition de création d'une agence européenne pour le contrôle des frontières. Le Commissaire européen à la justice et aux affaires intérieures, Antonio Vitorino, l'a annoncé vendredi à Rome, à l'issue de la réunion informelle des ministres des Affaires intérieures des Etats membres, des pays adhérents et des pays candidats. Le Conseil européen de Thessalonique avait appelé en juin dernier la Commission à réfléchir à l'opportunité de créer une telle agence, mais sans fixer à la Commission de mandat précis ni de délai. En effet, la création de cette agence ne fait pas l'unanimité parmi les Etats membres. Cette agence serait chargée pour commencer de chapeauter le centre des frontières terrestres basé en Allemagne, ainsi que le centre italien des frontières aériennes et les futurs centres des frontières maritimes (l'Italie et l'Espagne sont candidates).
Pour faire cette proposition de création d'une Agence, la Commission va se fonder également sur les conclusions de l'étude de faisabilité pour une politique européenne des frontières maritimes, qui concluait à la nécessité impérieuse d'une telle agence (EUROPE du 11 septembre p.8). La Commission a retenu de cette étude indépendante deux autres propositions auxquelles elle estime qu'il serait important de donner suite rapidement. Il s'agit, d'une part, de mettre en place du contrôle pré-frontalier, pour prévenir l'immigration illégale depuis les pays d'émigration. La Commission propose de lancer un projet-pilote avec pays tiers. Au cours du débat vendredi, le ministre espagnol a insisté sur ce premier projet et sur l'importance de contrôler les frontières maritimes des pays d'émigration. D'autre part, il s'agit de la mise en place de centres de contrôle en Méditerranée orientale, centrale et occidentale (EUROPE du 9 septembre p.9)
Au cours de ce débat, les ministres allemand et danois ont appelé à réfléchir à la politique de développement de l'UE, en demandant en particulier s'il fallait continuer à aider les pays qui ne coopèrent pas, indique-t-on de source diplomatique.