Washington/Bruxelles, 22/04/2003 (Agence Europe) - Les pourparlers entre les Etats-Unis, la Corée du Nord et la Chine sur le programme nucléaire nord-coréen doivent se dérouler ce mercredi à Pékin, malgré une déclaration de la Corée du Nord de vendredi dernier qui laissait entendre qu'elle avait commencé à retraiter du combustible nucléaire (ce qui confirmerait son intention de fabriquer des armes atomiques). Ensuite, l'agence KCNA a, dans un communiqué, indiqué que ce retraitement n'avait pas commencé. La réunion est la première entre Pyongyang et Washington depuis octobre 2002, lorsque les Etats-Unis avaient accusé la Corée du Nord d'avoir entamé un programme nucléaire militaire. Le porte-parole du Département d'Etat a espéré que d'autres pays de la région, en particulier la Corée du Sud et le Japon, puissent s'associer à ces pourparlers.
Le Haut Représentant pour la PESC Javier Solana avait salué la semaine dernière la tenue imminente des pourparlers. "Bien que, comme l'a dit le Secrétaire d'Etat Powell, ceci ne représente que le début d'un processus de discussion, il est important que le dialogue s'engage. J'espère qu'il conduira bientôt à la prise de décisions concrètes pour réduire la tension dans la région, y compris grâce à des progrès vers la dénucléarisation de la péninsule coréenne, une question d'un intérêt fondamental pour toute la communauté internationale", affirme M. Solana. Et il assure que l'UE « demeure disposée à contribuer aux efforts internationaux en vue de progresser, et reste prête à examiner la possibilité de développer la coopération avec la Corée du Nord si la situation actuelle peut être réglée de manière satisfaisante ». (Rappelons que sous présidence suédoise, au premier semestre de 2001, le Premier ministre suédois Göran Persson avait oeuvré en faveur de la réconciliation entre Corée du Nord et Corée du Sud: NdlR).