Bruxelles, 19/03/2003 (Agence Europe) - Le Conseil Ecofin tentait mercredi soir de trouver un accord sur la fiscalité de l'épargne et de l'énergie (voir EUROPE d'hier, p. 9). Avant l'ouverture de la réunion, la Présidence grecque avait toutefois peu d'espoir d'arriver à un résultat. Elle estimait possible de parvenir éventuellement à un accord sur la fiscalité de l'énergie, à condition de trouver un compromis avec l'Italie sur les périodes de transition pour l'élimination des aides fiscales aux entreprises de transports routiers. L'Italie risquait toutefois de continuer à camper sur ces positions à propos des aides aux agriculteurs qui doivent payer des amendes pour dépassement des quotas laitiers. Le « paquet fiscal » paraissait pour sa part toujours embourbé. L'Espagne avait des réticences à propos de la demande de la Suisse de bénéficier des directives « mère/filiale » et « intérêt dividendes » sur la double imposition des entreprises pan-européennes. La Belgique insistait sur son interprétation des dérogations accordées à ses « centres de coordination » dans le cadre du code de conduite sur la fiscalité des entreprises. Les aides fiscales à ces centres doivent en principe cesser en 2005, avec une dérogation possible jusqu'en 2010 pour les contrats de dix ans signés avant 2005 ; la Belgique demande que les contrats qui s'achèvent avant 2005 puissent être prolongés jusqu'à cette date.