Bruxelles, 19/03/2003 (Agence Europe) - Lors du cinquième Conseil de coopération entre l'UE et la Moldavie, qui s'est tenu mardi sous la présidence du Premier ministre moldave Vasile Tarlev et du ministre adjoint grec des Affaires étrangères Tasso Giannitsis, en présence de Javier Solana, et de Chris Patten, Commissaire aux relations extérieures (voir EUROPE d'hier, p.10), l'Union européenne s'est dite prête à soutenir la proposition d'envoyer des observateurs en Transnistrie pour tenter de résoudre le conflit et à offrir son assistance pour la gestion des frontières et des contrôles douaniers le long de la partie de frontière avec l'Ukraine où se trouve la Transnistrie. Face aux difficultés économiques et au niveau élevé de pauvreté du pays, l'UE demande au gouvernement moldave de conclure un accord avec les institutions financières internationales pour permettre une assistance macro-financière de l'UE de 15 millions d'euros. Même si l'UE et la Moldavie estiment que la communication de la Commission européenne sur les "nouveaux voisins" de l'UE ouvre la voie à un "nouveau niveau de coopération", M. Tarlev espère que cela ne créera pas de "nouvelles frontières".
Dans ses conclusions, l'UE demande à la Moldavie de remplir les recommandations faites l'année dernière par le Conseil de l'Europe en matière de respect des normes démocratiques, droits de l'opposition parlementaire, liberté des médias et de religion. L'UE réitère son soutien au Président Voronin qui doit présider le Comité des ministres du Conseil de l'Europe. En outre, l'UE demande la mise en place d'un environnement juridique et administratif sain pour attirer les investissements directs étrangers, et affirme que la coopération avec la Moldavie en matière de justice et affaires intérieures est indispensable pour combattre les problèmes de trafic d'êtres humains (dont l'exploitation sexuelle des femmes), de trafic de drogue, d'immigration illégale et de contrebande de cigarettes et d'alcool de et vers la Moldavie. Enfin, l'UE insiste pour que la Moldavie mette en place une stratégie préventive de lutte contre la corruption.