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Bulletin Quotidien Europe N° 8335
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/convention/commission

La rencontre du Collège avec Valéry Giscard d'Estaing a permis d'évoquer la manière de travailler de la Commission

Bruxelles, 06/11/2002 (Agence Europe) - Le président de la Convention européenne Valéry Giscard d'Estaing a eu mercredi en fin de matinée une réunion avec les membres de la Commission européenne suivie d'un déjeuner de travail. Au cours de la rencontre, la plupart des Commissaires sont intervenus notamment pour clarifier certains aspects du travail du collège.

C'est ce qu' a fait aussi le Président Prodi, qui a profité de l'occasion pour rappeler l'attachement de la Commission à la méthode communautaire, qui, a-t-il dit, reste le système qui peut le mieux garantir que la construction européenne répond aux exigences de "légitimité, efficacité et simplicité", et qui reste "le point de départ de nos propositions" (rappelons que la Commission doit présenter le 19 novembre sa deuxième contribution à la Convention). M.Prodi, qui a répété que la Commission est prête, si ceci sert l'intérêt général et si chacun fait de même, à "céder une partie de ses compétences pour assumer de nouvelles responsabilités dans les domaines où se joue l'avenir de l'Europe", a assuré que l'intention de la Commission "n'est pas d'étendre ses pouvoirs dans le simple but de disposer de plus de pouvoirs". En notant que VGE préside la Convention, "avec brio, dans les bâtiments du Parlement européen" et qu'il s'exprime régulièrement devant le Conseil européen, Romano Prodi s'est félicité de cette "visite au troisième côté du triangle" institutionnel. Et il a noté: "Alors que le Conseil siège souvent autour d'une table rectangulaire (...), la nôtre est ronde. Ce cercle, symbole d'harmonie, illustre notre façon de faire: intégrer les différentes composantes des intérêts de chacun, "arrondir les angles" et distiller un message qui reflète l'intérêt commun de toute l'Europe". L'intérêt commun "n'est pas la simple addition des intérêts nationaux", a insisté M.Prodi, qui a constaté que chaque Commissaire "apporte un éclairage différent sur la décision à prendre, parfois de façon forte, parfois de façon subtile", alors que tous "sont liés, sur un pied d'égalité, par la décision du collège". "La garantie que chaque sensibilité nationale ou politique ait pu être entendue avant la décision collective est certainement un gage de légitimité vis-à-vis des citoyens", a estimé M.Prodi, qui a ajouté: "elle est aussi un gage d'efficacité", car les propositions "qui sortent d'ici ont été analysées sous tous les angles possibles et sont le plus proches possibles de l'intérêt collectif. Combien de fois le Conseil n'a-t-il pas tourné en rond avant d'en revenir à la solution de bon sens, le texte de la Commission". M.Prodi a aussi indiqué que "il est assez rare que nous soyons obligés de voter (à la majorité simple), la dynamique autour de cette table conduisant le plus souvent au consensus". Et il a rappelé que, "même en faisant abstraction des décisions qui relèvent de la simple gestion", seulement 79 des 1.169 décisions prises par la Commission au premier semestre de cette année ont dû être débattues, alors que les 1.069 autres, moins sensibles, ont été adoptées par accord écrit des Commissaires responsables et accord tacite des autres, "parfois dans des délais très courts".

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