Bruxelles, 28/10/2002 (Agence Europe) - Le Président Chirac a déclaré vendredi, lors de sa conférence de presse à l'issue du Sommet de Bruxelles, qu'il était convaincu que la France et l'Allemagne parviendraient à "une position commune sur les différents points concernant la réforme des institutions". "Je voudrais que ceci, et c'est aussi l'avis du chancelier, puisse s'exprimer de façon particulièrement ambitieuse le 22 janvier prochain à l'occasion du 40 ème anniversaire du traité de l'Elysée et qui nous permettrait (...) de faire une déclaration politique très forte permettant de créer des synergies nouvelles entre nos parlements, nos armées, nos entreprises, nos associations, la société civile…", a-t-il ajouté.
Il a rappelé aussi le rôle moteur du couple franco-allemand dans la construction européenne, en constatant: "si cet accord existe, les choses vont de l'avant (…). Toute l'Histoire (…) en témoigne: si cet accord existe, l'Europe fonctionne, si cet accord n'existe pas, elle s'arrête. Il ne s'agit pas du tout d'une espèce de volonté d'hégémonie. C'est une constatation mécanique". "Quand, parfois, on l'oublie, on est durement rappelé à l'ordre par la réalité des choses. C'est une conviction que partage le chancelier" allemand, a-t-il dit.
Le Premier ministre français Jean-Pierre Raffarin a anticipé pour sa part , dans un discours prononcé samedi à Poitiers et repris par Reuters, un succès du Sommet de Copenhague sur l'élargissement, grâce notamment au "très net" rapprochement franco-allemand. Et il a estimé que "nous aurons peut être à la fin de 2003 la possibilité d'avoir un nouveau Traité de Rome", un nouveau traité fondateur d'un nouvel espace européen".