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Bulletin Quotidien Europe N° 8312
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/chantiers navals

Réactions du CESA et de la KSA

Bruxelles, 04/10/2002 (Agence Europe) - Le Comité des associations de chantiers navals européens s'est félicité de la décision de la Commission européenne de couper court aux pourparlers bilatéraux avec la Corée du sud et à ses «vagues promesses» (voir EUROPE du 30 septembre/1er octobre, p.12). Regrettant que Séoul refuse «de contribuer d'une quelconque manière à la normalisation du marché », dans l'intention manifeste de « continuer à suivre une approche insoutenable », le CESA se dit confiant et convaincu que les pratiques coréennes sont « illégales », et qu'elles seront reconnues comme telles et condamnées par l'Organisation mondiale du commerce. L'Association des chantiers navals coréens réfute certains arguments de la Commission. Les «exigences qu'elle cherche à imposer sont irréalistes et déraisonnables », estime la KSA qui explique la baisse des prix par la pression du marché en cette période d'incertitude et non par une « prétendue concurrence déloyale de la Corée ». Au demeurant, « aucun pays ne peut déterminer à lui seul la tendance des prix », même le leader mondial - qui n'est pas la Corée du sud mais encore et toujours le Japon - argue la KSA, chiffres à l'appui: la Corée affiche une part de 30,3% dans l'obtention de nouvelles commandes en 2002, contre 29,6% en 2001, tandis que les pourcentages du Japon étaient de 37,2 et 33,5%, et ceux de l'UE de 9,8 et 12,7%. Selon elle, «les exigences européennes sont incompatibles avec les réalités du marché » et « les chantiers navals coréens sont tout simplement plus efficients ». Ils ont «couvert tous les coûts de production, y compris les frais d'endettement, ils enregistrent de bons profits année après année» et ce n'est pas de subventions dont ils bénéficient mais d'un « investissement soutenu dans la modernisation et la productivité ». La KSA « anticipe » que le gouvernement restera disposé à discuter d'un règlement amiable « passant par un mécanisme raisonnablement compatible avec les réalités du marché » mais aussi que les subventions à l'industrie européenne seront elles aussi examinées, si l'affaire est portée à Genève.

Préparation de la session plénière du Parlement européen (9 et 10 octobre 2002)

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