- Italie: le gouvernement italien planifie un plan de privatisations « très ambitieux » dans le cadre de son « document de programmation économique et financière » (DPEF), un document traditionnellement publié à la fin de l'année et qui fixe les grandes lignes des budgets à venir pour l'Italie. Le gouvernement prévoit en effet de céder en 2002 et 2003 l'essentiel de ses participations. Ces opérations devraient rapporter au total 20 mrds d'euros sur la période, indique le DPEF. La principale opération portera sur la vente de 37,58% du capital du groupe d'électricité ENEL dont l'Etat italien détient actuellement 68,26% du capital via le ministère de l'Economie. Outre ENEL, il est également question de la privatisation de la compagnie aérienne ALITALIA dont l'Etat détient 62,39%. Le gouvernement entend toutefois conserver une participation minimum de 30% d'ENEL et ALITALIA, précise le DPEF. Enfin, le plan prévoit également la privatisation de TERNA, une filiale d'ENEL qui gère le réseau de transmission d'électricité haute tension en Italie. Cette opération s'accompagnera de la vente de GRTN, la société publique gestionnaire du système de transmission électrique. Par ailleurs, l'Italie vient d'adopter un projet de loi visant à modifier la réglementation dans le secteur de l'énergie et à contraindre les groupes publics ENI et ENEL à procéder à des cessions, dans le cadre du processus de libéralistation en cours. Ainsi, ENI devra réduire à 10% maximum sa participation dans la société de transport et de gaz SNAM RETE GAS, dont il détient actuellement 59,76% dans un délai de trois ans après l'entrée en vigueur du texte. ENEL devra faire de même pour son réseau de lignes à haute tension. - Espagne: le chef du gouvernement espagnol José Maria Aznar a l'intention de privatiser les chemins de fer espagnols. En 2000, le gouvernement avait lancé un vaste plan s'étalant sur sept ans, destiné à moderniser le réseau ferroviaire en Espagne. Un projet qui prévoit la construction de 7200 kilomètres de lignes à grande vitesse. La dernière privatisation du gouvernement espagnol a été celle, en 2001, de la compagnie aérienne IBERIA. - Grèce: le gouvernement grec a placé en Bourse de 10% à 15% supplémentaires de DEH, l'entreprise publique d'électricité grecque dont 16,1% du capital a déjà été mis sur le marché en décembre dernier . L'Etat prévoit de céder jusqu'à 49% de DEH, qui contrôle 97% de la production et 100% de la distribution d'électricité en Grèce. Il est également à la recherche d'un « investisseur stratégique » pour 30% du capital de l'opérateur public de gaz naturel DEPA. - Russie: les groupes russe LUKOIL et britannique ROTCH ENERGY ont soumis une offre conjointe pour prendre le contrôle de GDANSK REFINERY, la société holding publique chargée de surveiller la privatisation du secteur de l'énergie en Pologne. ROTCH voudrait détenir 51% et LUKOIL 49% du consortium chargé de faire une offre pour 75% de la raffinerie polonaise. - Japon: le Parlement japonais a adopté quatre projets de loi qui ouvrent la poste à la concurrence privée. Dès le 1er avril 2003, un organisme public sera créé afin de gérer le courrier, l'épargne postale et l'assurance vie, actuellement sous la tutelle de l'Etat, en attendant de les revendre au secteur privé. Cette initiative représente de réelles possibilités pour les investisseurs étrangers. En effet, de nombreux japonais ouvrent des comptes d'épargne à la poste pour un montant total de 250.000 mrds de yens (soit 2.100 mrds de dollars), ce qui fait d'elle la plus grande « banque » du monde. - Jordanie: le gouvernement jordanien prévoit de céder ses parts dans sept entreprises publiques cette année encore afin de récolter environ 1,3 mrd de dollars. Ainsi, il entend céder 26% de l'ARAB POTASH COMPANY dans les deux mois et les entreprises allemande KALI UND SALZ, japonaise MITSUBISHI et canadienne POTASH COPORATION ont répondu à l'appel. Même chose pour les 40% de la JORDAN PHOSPHATES MINES COMPANY en août. Il va également céder d'ici la fin de l'année entre 10 et 15% des 51% des actions qu'il possède encore dans JORDAN TELECOM. Enfin, il privatisera d'ici la fin de l'année 60% de la production électrique et 100% de sa distribution ainsi que 55% de la compagnie d'électricité de la province d'Irbid.