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Bulletin Quotidien Europe N° 8260
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/automobile/concurrence

Aucune convergence notable des prix des automobiles au premier mai, malgré l'introduction de l'euro

Bruxelles, 22/07/2002 (Agence Europe) - Aucune convergence importante des prix pour les voitures neuves dans le marché intérieur n'a été enregistrée au 1er mai 2002, malgré l'introduction de l'euro. Telle est la conclusion du dernier rapport semestriel de la Commission européenne sur les prix des voitures. Le Commissaire Monti estime par conséquent que « le fonctionnement du marché intérieur peut encore être sensiblement amélioré ». Mario Monti exprime le voeu qu'avec les nouvelles règles adoptées la semaine dernière à propos de la distribution automobile et qui devraient introduire davantage de concurrence dans le secteur, « le marché intérieur pourra fonctionner à l'avantage tant des consommateurs européens que des opérateurs économiques ».

Comme pour les précédents rapports, la Commission a sélectionné les plus importants constructeurs européens (18 cette fois contre 17 auparavant) et japonais (8 contre 7 auparavant) qui lui ont communiqué les prix de détail (hors taxes) qu'ils recommandaient au 1er mai 2002 pour 81 de leurs modèles les plus vendus. Quatre mois après l'introduction de l'euro, la Commission constate que malgré une adaptation générale des prix en réaction à l'intégration monétaire, qui permet une meilleure comparabilité, il n'y a eu aucune convergence notable des prix. A l'intérieur de la zone euro, l'Allemagne, et dans une moindre mesure l'Autriche restent les marchés les plus chers. En Allemagne, 41 modèles sont vendus aux prix les plus élevés de la zone euro dont 36 à un prix supérieur de 20% à 42% à celui pratiqué sur au moins un autre marché national. En Autriche, des écarts de plus de 20% ont été relevés pour 23 modèles. Hors zone euro , le Royaume-Uni demeure l'Etat membre le plus cher pour plus de la moitié des modèles étudiés, en raison notamment du surcoût lié aux spécifications britanniques (plus précisément la conduite à droite) et de la valeur élevée de la livre. C'est la raison pour laquelle de nombreux consommateurs britanniques cherchent à acquérir leur voiture à des concessionnaires continentaux. A ce propos, la Commission a reçu, et continue de recevoir malgré l'adoption du nouveau Règlement sur la distribution automobile qui entrera en vigueur le 1er octobre prochain et dont les effets devraient encourager la concurrence, de nombreuses plaintes de consommateurs qui se heurtent toujours à des obstacles lors de l'acquisition d'une voiture dans un autre Etat membre. Ces obstacles consistent, pour la plupart, en des délais de livraison anormalement longs et des suppléments jugés excessifs pour les changements mécaniques effectués pour une conduite à droite. A ce propos, le Commissaire Monti a réaffirmé son engagement d'enquêter sur les ententes et pratiques restrictives des constructeurs automobiles qui empêchent, directement ou indirectement, les citoyens européens d'acheter leur voiture dans un autre Etat membre (rappelons les amendes infligées à Volkswagen à deux reprises et à Opel et à Mercedes pour entraves au commerce parallèle entre Etats membres ou fixation de prix de revente). A l'inverse, les prix hors taxes les moins chers sont pratiqués en Espagne, en Grèce, en Finlande et au Danemark (dans ce dernier cas hors zone euro). Pour ces trois derniers Etats membres, la Commission souligne que les prix hors taxes relativement plus avantageux qui y ont été relevés sont dus, en grande partie, à l'importance des taxes qui frappent les véhicules automobiles dans ces pays. La plupart des constructeurs sont contraints, expliquent-ils, de fixer leurs prix catalogues hors taxes à un faible niveau pour rendre les prix taxes incluses plus abordables. En revanche, dans d'autres Etats membres où ces taxes sont moindres, les prix hors taxes peuvent néanmoins être similaires, comme en Espagne, ou beaucoup plus élevés, comme en Allemagne. La Commission, citant une étude sur les causes des écarts de prix réalisée par un consultant indépendant, note ainsi que « les politiques fiscales ne sont que l'un des facteurs qui expliquent les écarts de prix ».

Par rapport à l'étude précédente, qui faisait un relevé de la situation au 1er novembre 2001, la situation n'a pas varié de manière sensible. Les écarts de prix (hors taxes), exprimés en pourcentage, entre le marché le plus cher et le moins cher de la zone euro, se sont néanmoins creusés pour la VW Polo (28,0% au 1er mai 2001 contre 14,7% au 1er novembre 2001), l'Opel Astra (51,6% contre 32,2%) et, dans une moindre mesure, l'Opel Vectra (48,5% contre 41,0%). De manière plus générale, le rapport note que, dans l'ensemble de la zone euro General Motors (Opel-Vauxhall, Saab), malgré certains alignements de prix sur la marque Opel, le groupe Fiat (Fiat, Lancia, Alfa Romeo), Honda et Suzuki sont les groupes pour lesquels les écarts de prix sont les plus importants. Par ailleurs, certains constructeurs allemands (BMW et Daimler-Chrysler) et, dans une moindre mesure, Ford (Ford, Volvo, Land Rover) limitent, d'une manière générale, les écarts de prix dans la zone euro à 15% au maximum.

La version électronique résumée du rapport et les tarifs des constructeurs peuvent être consultés sur le site de la DG concurrence à l'adresse suivante ; http: //europa.eu.int/comm/competition/car_sector.

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