Bruxelles, 22/07/2002 (Agence Europe) - Les démêlés judiciaires du gouverneur de la Banque de France, Jean-Claude Trichet, pressenti pour succéder au Néerlandais Wim Duisenberg à la tête de la Banque centrale européenne (BCE) en juillet 2003, n'ont heureusement pas nui à l'euro sur le marché des changes, a estimé Romano Prodi, dans une interview publiée samedi par la Berliner Zeitung (voir EUROPE du 17 juillet, p.14). Selon le Président de la Commission, ceci prouve que la BCE « est déjà reconnue comme une institution forte et qu'elle n'est pas un nouveau-né faible ». « L'appréciation de l'euro ces derniers mois, qui l'a ramené lundi au-dessus de la parité avec le dollar pour la première fois depuis février 2000, montre que la devise bénéficie d'un soutien de plus en plus important sans que les exportations européennes aient encore à en souffrir », note M. Prodi, pour qui « cette appréciation est généralement bonne pour les affaires, par exemple parce qu'elle ralentit l'inflation". "Les échanges commerciaux montrent aussi que le cours actuel (de l'euro) ne leur nuit pas », a-t-il ajouté.