Bruxelles, 27/08/2001 (Agence Europe) - L'intermodalité comme outil d'intégration des politiques de l'environnement et des transports sera le thème central du Conseil informel Transports et environnement qui se tiendra du 14 au 16 septembre à Louvain-la-Neuve. Dans un document présenté cet été par les ministres belges des Transports, Isabelle Durant, et de l'Environnement, Magda Aelvoet, la Présidence belge du Conseil propose aux ministres de concentrer leur débat sur les instruments politiques qui pourront être utilisés pour favoriser un transfert rapide entre la route et le rail, plutôt que sur les aspects techniques, et sur le transport de marchandises plutôt que sur celui des passagers.
Dans cette perpective, la Présidence propose trois questions: 1) "l'objectif de maintenir la répartition entre les modes de transport à son niveau de 1998 en 2010 est-il un but approprié pour atteindre les objectifs européens en matière de transport et d'environnement" ?; 2) "Des mesures tarifaires équitables et efficaces peuvent-elles contribuer à corriger le déséquilibre entre modes de transport et comment peuvent-elles permettre de promouvoir un transfert entre les modes de transport ?"; 3) "au-delà des mesures de transfert entre modes de transport, les ministres de l'Environnement et des Transports sont-ils d'accord pour demander à un groupe d'experts conjoint environnement et transports de contrôler les progrès de l'intégration des deux politiques et suggérer des moyens de mettre en œuvre cette intégration, ainsi que pour utiliser les indicateurs existants de manière plus efficace et pour développer d'autres instruments pour orienter les prises de décision politique"?
En se fondant sur la communication sur l'avenir de la politique des transports en Europe à l'horizon 2010, présentée en juillet dernier par la Commission (voir notamment EUROPE Documents n°2245-2246), et le projet de Livre Blanc sur ce sujet attendu pour la rentrée, la Présidence prend d'ores et déjà position dans son document de présentation, pour que l'UE se fixe des objectifs "flexibles (qui permettent une révision à mi-parcours) et indicatifs". Elle souhaite une "internalisation des coûts externes des transports, en commençant par leur identification et leur mise en œuvre graduelle", et plaide pour une meilleure évaluation de l'impact réel des investissements qui seront nécessaires pour améliorer les parts de marché du transport ferroviaire.
Présentation de la session plénière du Parlement européen (du 3 au 6 septembre)