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Bulletin Quotidien Europe N° 8030
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/sommet de goeteborg

Selon Peter Ludlow, les conclusions du sommet sur l'élargissement pourraient être une « victoire à la Pyrrhus »

Bruxelles, 21/08/2001 (Agence Europe) - Dans un commentaire sur « The Swedish Presidency and the European Council at Göteborg » publié dans la série « A View from Brussels », Peter Ludlow, Directeur fondateur du CEPS (Centre for European Policy Studies) constate en particulier qu'un des grands thèmes du sommet qui a clôturé la Présidence suédoise - le développement durable - était « si peu familier qu'il était extrêmement difficile de parvenir à une définition claire, et encore moins opérationnelle, de ce qu'il impliquait ». C'était cependant un sujet « original », marqué par un haut sens moral et un « internationalisme constructif », remarque en même temps Peter Ludlow, tout en notant que "il n'y a pas de Commissaire pour le développement durable. Il n'y a pas de ministres au niveau national non plus (…). Il s'agit, pourrait-on dire, d'un concept à la recherche d'une définition et d'une institutionnalisation".

Quant à l'autre grand thème - l'élargissement -, M. Ludlow estime que les progrès réalisés dans ce domaine sont « le véritable monument des Suédois », mais que, même si « cela peut sembler peu généreux de le dire, le succès de la Présidence suédoise à Göteborg apparaît de plus en plus, rétrospectivement, comme une victoire à la Pyrrhus, que l'Union finira par regretter ». Il fait là allusion à l'objectif inscrit dans les conclusions du sommet que les candidats les plus avancés puissent participer aux élections européennes de 2004, et estime que l'UE a ainsi donné à ces pays « l'impression d'avoir fait des promesses qui, même avec la meilleure volonté du monde, seront difficiles à honorer ». Selon lui, l'Union risque même de « perdre la face à cause du langage utilisé à Göteborg » dans les conclusions sur l'élargissement de l'UE.

Sur un plan général, M. Ludlow , tout affirmant que la Présidence suédoise a été « dans l'ensemble bien au-dessus de la moyenne », la critique en notant que « pratiquement tout » ce qu'elle (« et dans ce cas, tout à fait spécifiquement le premier ministre") avait fait "avant, pendant et après la réunion visait à créer une impression favorable chez soi et, en particulier, à assurer que l'image du gouvernement comme partisan et pionnier de nouvelles méthodes de consultation avec les citoyens ( …) serait particulièrement valorisée ». En outre, il constate que, forcés de renoncer à leurs dîners séparés par les violentes manifestations du premier jour du sommet, les chefs de gouvernement avaient dû dîner avec leurs ministres des affaires étrangères qui finalement avaient « dominé » les débats, « à la surprise et irritation évidentes de certains chefs d'Etat et de gouvernement » (M. Ludlow relève la remarque de M. Aznar qui avait dit qu'il avait été très instructif pour les chefs de gouvernement d'écouter leurs « brillants « ministres, mais que ce serait mieux, la fois suivante, de pouvoir discuter seulement entre eux).

M. Ludlow esquisse aussi un bilan du semestre de Présidence suédoise en constatant que le succès le plus remarquable du Représentant permanent Gunnar Lund avait certainement été l'adoption de nouvelles règles sur l'accès du public aux documents. L'ambassadeur suédois, écrit Peter Ludlow, a abordé ce dossier avec « une détermination et une disposition à prendre des risques qui ont étonné même ses collègues qui s'étaient habitués à son style », et avait conduit la négociation « sans le soutien ni du Coreper, ni du Secrétariat du Conseil , ni de la Commission » - en plus, en réussissant.

(CEPS, 1 place du Congrès, Bruxelles 1000. Tel: 229 3911. Fax: 219 4151 .E-mail: info@ceps.be Internet: http: //http://www.ceps.be )

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